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Monde virtuel de Castle

Gardons le pour nous !

Créateur : ArthurRrr 
Date de création : 25.09.2019 à 11h34

Message du créateur :

Cet épisode compte 3 paragraphes

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Pour vivre heureux, vivons cachés… Comment être sur qu’on ne s’oubliera pas et qu’on ne se perdra pas en cours de route ? Car tout n’est jamais aussi simple qu’il n’y paraît…

L’histoire commence quelques mois après le week-end dans les Hamptons (5*04), seule exception faite que Ryan n’est pas au courant pour le nouvelle relation qui unie Castle et Beckett.

 

Chapitre I

Alors que le soleil glissait déjà depuis plusieurs heures à travers les rideaux du loft, Beckett s’étira dans un dernier bâillement, savourant la caresse des rayons de soleil sur son dos nu.

Blottie contre le corps à moitié dénudé de son homme, elle ne put s’empêcher de sourire, forcée d’avouer que la nuit passée avait été merveilleuse. Après s’être longuement aimés, ils s’étaient endormis enlacés et loin d’elle l’envie de quitter la douce prison qu’étaient devenus ses bras.

Cet homme accaparait ses pensées jours et nuits depuis plus de quatre ans et depuis peu, il accaparait désormais son lit. Elle laissa ses doigts effleurer le flanc de Castle lui tirant un grognement plus qu’adorable. Cette journée de repos débutait de la meilleure des manières…

Beckett mesurait le chemin parcouru et prétendre que ce fut simple serait un pur mensonge. Entre les occasions ratées et les non-dits, le sentiment de plénitude qu’elle éprouvait ce matin-là avait longtemps été inespéré. Cependant, elle ne changerait absolument rien à tout ce qu’ils avaient pu vivre. Seraient-ils aussi bien dans leur couple s’ils avaient cédé à la passion dès le premier soir ? Seraient-ils ne serait-ce qu’un couple ?

Elle posa son regard sur ce visage qu’elle aimait tant et comme s’il avait senti ses yeux tomber sur lui, Rick remua. Instinctivement, il raffermit son emprise autour de sa taille. Surprise, elle se redressa, rapprochant ainsi ses lèvres de celles entrouvertes de son amant qui étaient un véritable appel à la luxure.

Sa main caressa alors tendrement sa joue où sa barbe naissante reprenait ses droits. Elle le rendait diablement sexy, du moins plus qu’à l’accoutumé. Elle déposa sa bouche sur la sienne pour un baiser tout en délicatesse. Elle ne s’y attarda pas, elle n’approfondit pas l’échange et pourtant, ce simple contact l’électrisa.

Il s’étira langoureusement, frottant son corps contre le sien, un sourire conquérant sur les lèvres.

  • Bonjour beau brun, souffla-t-elle en redéposant ses lèvres sur les siennes.
  • Bonjour toi, soupira-t-il encore endormi.
  • La nuit fut bonne ?
  • Pour le peu d’heures, où tu m’as laissé goûter aux délices du sommeil, oui, c’était plutôt pas mal.
  • D’après le souvenir qu’il me reste de cette nuit quelconque, tu n’étais pas contre d’autres délices, ajouta-t-elle mutine.
  • Quelconque ?! Tu vas voir si nos nuits sont quelconques ! Rétorqua-t-il en la plaquant sur le matelas la surplombant de son corps.
  • Oh ! Je ne demande qu’à voir, tu sais…

Prise à son propre jeu, Kate perdit toute notion de réalité lorsque le souffle chaud de son homme caressa son cou. Ses lèvres retrouvèrent celles qu’elles avaient quitté quelques instants plutôt. D’abord doux et prévenant, le baiser changea du tout au tout, quand Castle mordilla sa lèvre inférieure souhaitant approfondir l’échange.

Se laissant porter par ce baiser devenu fougueux, Kate laissa vagabonder ses mains dans les cheveux courts de son amant, le rapprochant ainsi au plus près d’elle. De leur côté, celles de l’écrivain se furent coquines, redécouvrant le corps de la jeune femme qui ne put retenir un gémissement. Mon dieu qu’il était doué !

Cependant, ce moment d’allégresse fut sabordé par la sonnerie du téléphone de Beckett.

  • Non… Laisse le sonner… Râla l’écrivain contre ses lèvres.
  • Rick… mhm… c’est… surement le poste… Tenta-t-elle de répondre entrecoupée par ses baisers.
  • Raison de plus… Ils trouveront bien quelqu’un d’autre, laisse sonner…
  • Depuis quand tu es contre un petit meurtre ?
  • Depuis que j’ai de quoi m’occuper autrement.
  • C’était censé être un compliment ? Demanda-t-elle en haussant un sourcil tout en tirant sur la couette pour recouvrir sa poitrine.

 

  • Oui Lanie, on a un meurtre ? Décrocha-t-elle en reprenant son côté droit du lit.

Castle posa alors amoureusement les yeux sur le dos de sa compagne que le drap ne couvrait plus. Il en approcha délicatement ses lèvres. D’abord sur le haut de sa nuque puis descendit langoureusement le long de sa colonne vertébrale jusqu’au creux de ses reins. Un soupir de plaisir échappa à la jeune femme et même si Rick était conscient que cela devait être une véritable torture de ne rien laisser paraître au téléphone, il n’arrêta pas pour autant.

  • Hein ? Oui, je suis toujours là… Mhm… J’arrive… Non, t’en fais pas, je n’avais rien de mieux à faire…

Castle leva brusquement la tête, délaissant son dos, pour lui faire face. Il ouvrit la bouche mais rien n’en sortit. Elle lui sourit et déposa un baiser au coin de ses lèvres souhaitant obtenir son pardon mais l’écrivain se laissa retomber sur son oreiller en bougonnant.

  • Je passe à la douche et j’arrive… Je suis chez toi dans 40 minutes. Oui, à tout de suite.

 

  • Un meurtre ?
  • Non.
  • Mais c’était Lanie ?
  • Oui. 
  • Un problème ?
  • Oui et non, répondit-elle en sortant du lit.
  • Tu ne veux pas m’en parler ? Demanda-t-il sans quitter ses fesses du regard.
  • Non.
  • Mais c’est grave ?
  • Non.
  • Ca concerne le boulot ?
  • Oui et non.
  • Je peux passer sous la douche avec toi ?
  • Non.
  • Tu joues à un ni oui ni noninversé ou quoi ?
  • Non. 
  • Kate !
  • Oui ? Demanda-t-elle innocemment en allumant l’eau dans la salle de bain.
  • Agrrrrh !

Après avoir sauté du lit, il enfila son boxer qui jonchait le sol aux côtés des dessous de la jeune femme et quitta, à son tour, la chambre.

Les mains autour de sa tasse, il observait les ondulations de son café sans vraiment les voir, perdu dans les souvenirs de la nuit passée.

 

…Flashback…

 

La réunion avec Black Pawn s’était éternisée, Castle n’était rentré que tard dans la nuit. Il entrouvrit doucement la porte de sa chambre, espérant secrètement y trouver Kate. La jeune femme était endormie de son coté du lit en serrant fortement son oreille contre sa poitrine.  

Heureux comme un pape, il passa rapidement sous la douche et enfila un boxer propre. Attendri devant le gros câlin qu’elle offrait à son oreiller, il regagna son lit sur la pointe des pieds et se glissa sous les draps sans un bruit. Comme si elle avait senti la chaleur de son corps, Beckett roula vers lui et se blottit dans le creux de son épaule.  

  • Je ne t’ai même pas entendu rentrer, murmura-t-elle.
  • Je viens seulement d’arriver, souffla-t-il en caressant le creux de ses reins.
  • Quelle heure est-il ?
  • 2h30, Gina ne voulait plus me laisser partir…
  • Rick, épargne-moi le fait que tu viens de passé toute la soirée avec ton ex-femme plutôt qu’avec moi…
  • Euh… Oui… Désolé pour ça aussi…
  • J’espère bien, sourit-elle.
  • Donc tout va bien ? Demanda-t-il peu sûr de lui.
  • Vous avez fini la réunion à l’hôtel ? S’enquit-elle en haussant un sourcil.
  • A l’hôt… Non, bien sûr que non ! Kate, je…
  • Donc tout va bien, le coupa-t-elle en l’embrassant à la commissure de ses lèvres.
  • Payer une chambre d’hôtel plein pot pour s’envoyer en l’air pendant seulement deux heures, ce n’est pas rentable. J’aurai plutôt opté pour la banquette arrière de sa voiture… Aïe ! S’écria-t-il en se frottant vigoureusement l’épaule.
  • Arrête un peu, dit-elle en roulant des yeux.
  • Ca fait super mal ! Je suis sûr que je vais avoir un bleu demain matin !
  • Je t’ai à peine touché, Castle.
  • Castle ? S’étonna-t-il qu’elle utilise son patronyme dans leur lit.
  • Qu’est-ce qu’il y a ? S’enquit-elle, à son tour, face à son regard perdu.
  • Les rares fois où tu m’appelles Castle quand nous sommes au lit, tu es furieuse contre moi ? Tu es en colère ? Demanda-t-il en plongeant ses yeux dans les siens.
  • Je suis toujours dans tes bras, non ?
  • Touché, dit-il en la rapprochant encore un peu plus contre lui.
  • Bien car maintenant que tu es là, j’ai l’intention d’en profiter, souffla-t-elle en s’installant à califourchon sur ses cuisses.

 

…Flashback…

 

Loin d’être tumultueux et sauvage, ils s’étaient montrés doux et attentionnés cette nuit-là et ce n’était pas pour lui déplaire.

A l’image de cette nuit, la matinée avait commencé de la meilleure des manières. Un réveil sous les baisers de celle dont il était fou, qu’est qu’un homme pourrait demander de plus ? Si ce n’est, pouvoir l’aimer pendant des heures.

 

~~~~~~~~~

 

Nue face un miroir encore recouvert de buée, Beckett passait un coup de brosse dans ses cheveux mouillés. Adossé dans l’encadrement de la porte, Rick détaillait son corps comme pour la première fois. Elle était encore plus belle que tout ce que son imagination fertile de romancier lui avait laissé espérer. Jamais il ne se lasserait de l’admirer ainsi.

  • Tu ne crois pas que l’on devrait leur dire ? S’enquit-elle, le sortant de sa contemplation.
  • Franchement ?
  • Non Castle, je veux que tu me mentes ! Répondit-elle sarcastique.
  • Au vu de l’heure qu’il est, j’ai longuement hésité entre du vin ou un café et j’ai finalement opté pour ça, lui dit-il en lui tendant une tasse.
  • Très bon choix.
  • Je ne sais pas ce que tu ferais sans moi, sourit-il.
  • Je ne mentirais pas à un tas de personnes auxquelles je tiens pour éviter de me faire virer pour violation de l’éthique parce que je sors avec toi… Dit-elle en baissant la tête.
  • Kate, j’ai toujours dit que ta décision serait la mienne. C’était ainsi à notre premier réveil, ça l’est toujours aujourd’hui.
  • Je ne sais pas… Je ne sais plus…
  • Depuis le temps que Lanie te tanne pour me sauter dessus et m’arracher mes vêtements, je suis persuadé qu’elle…
  • Je sais qu’elle sera heureuse pour moi, pour nous… Je… J’aimerais partager ça avec ma meilleure amie… Je devrais pouvoir partager ça avec ma meilleure amie… Mais j’ai cette peur. Une peur totalement stupide parce que…
  • Moi aussi, je suis terrifié, avoua-t-il. Terrifié à l’idée que nous deux ça ne marche pas… Terrifié à l’idée que je ne sois pas celui qu’il te faut… Terrifié à l’idée que l’on frappe à ma porte pour m’annoncer que tu ne rentreras pas ce soir… Le problème c’est que l’on n’a aucune certitude et qu’il faut apprendre à vivre avec nos peurs et trouver notre voie.
  • Tu n’imagine pas à quel point, je… Commença-t-elle avant de souffler de frustration.
  • Je n’ai aucun doute, je le lis dans tes yeux, déclara-t-il un sourire sur les lèvres.
  • Tu sais que t’es adorable… Parfois, rajouta-t-elle.
  • J’aurais bien aimé te montrer à quel point je peux être adorable le dimanche après-midi mais je crois que Lanie t’attend.
  • Oui…
  • Hé ! Chuchota-t-il en mettant deux doigts sous son menton pour capturer son regard. Arrête de te torturer l’esprit, sourit-il. On se retrouve ce soir ? Ici ?
  • Ca me semble parfait.
  • Super. 

Beckett se hissa sur la pointe des pieds et approcha doucement ses lèvres des siennes.

Elle l’aimait pour ça aussi, il lisait en elle et ce, dès le premier jour de ce partenariat peu académique. Dès qu’il posait ses yeux bleus sur elle, elle ne pouvait plus tricher. Un sourire un peu faux, ou un geste mal assuré ne trompait pas l’écrivain. La sensation était étrange, elle se sentait vulnérable et en même temps, elle trouvait cela tellement grisant.

Alors qu’elle savourait ce doux baiser et les légères caresses de son amant, Castle s’écarta vivement. 

  • Castle ? Demanda-t-elle tant confuse que frustrée. Qu’est-ce qu’il te prend ?
  • Quoi ? Non, non, non, la question c’est « Qu’est ce que, toi, il te prend ? »
  • Moi ? Je… Quoi ?
  • Tu… Tu ne sens pas la cerise !
  • La cerise ? Oh ! J’ai finis la bouteille que j’avais amenée la dernière fois et j’ai complètement zappé d’en ramener une autre.
  • Le plutôt sera le mieux, rétorqua-t-il en grimaçant.
  • Donc je suis nue en face de toi mais ce qui t’intéresse, c’est mon shampoing ?
  • Mais tu sens… l’homme !
  • Castle, ce serait celui d’un autre je comprends, mais là, c’est ton shampoing !
  • Arrrrh ! Ne dis pas ça ! S’exclama-t-il dans une grimace étrange tel un enfant goutant un bonbon trop acide à son goût.

Kate ouvrit la bouche et rien n’en sortit, elle se contenta de rouler des yeux. Elle ne put cependant retenir un éclat de rire, en le voyant se tortiller dans l’encadrement de la porte de la salle de bain. Elle était tombée sous le charme d’un homme encore enfant à ses heures perdues, mais elle l’aimait comme ça et pour rien au monde, elle ne le changerait.

 

~~~~~~~~~~

 

Beckett était appuyée contre le métal froid de l’ascenseur d’un vieil immeuble de Manhattan. Le sac d’un restaurant chinois dans une main, une bouteille de Bordeaux dans l’autre, elle attendait le sixième étage.

Elle frappa à la porte mais devant l’absence de réponse, elle décida d’ouvrir avec sa clef.

Elle sentit son cœur s’écraser à ses pieds face à la scène qui se jouait devant elle. La Lanie pétillante qui avait toujours un mot pour détendre l’atmosphère était prostrée dans l’angle gauche de son canapé. Ses jambes repliées sous ses fesses et adossée contre l’accoudoir, elle serait contre sa poitrine l’un des coussins et sa main droite maltraitait un mouchoir.

Beckett s’avança dans l’appartement de sa meilleure amie et elle referma la porte derrière elle. Elle retira ses chaussures, sa veste, déposa le sac du chinois et la bouteille sur le plan de travail et rejoignit à son tour le canapé.

  • Lanie ? Hé, Sweety…

ArthurRrr  (25.09.2019 à 11:41)

Chapitre II

Toujours prostrée dans l’angle de son canapé, la métisse ne leva pas les yeux. Beckett attrapa la boîte de mouchoirs posée sur la table basse et la lui tendit. Elle s’assit et attendit que les quelques sanglots qui subsistaient encore cessent.

  • Merci… Murmura le légiste.
  • J’t’en pris. C’est encore tout chaud, dit-elle en désignant le sac d’un mouvement de tête. On mange ?

Assise sur des coussins de part et d’autre de la table basse, elles piochaient à tour de rôle dans les différentes petites boîtes en cartons.

  • Un verre de vin ? Demanda Kate face au placard suspendu de la cuisine.
  • Sauf si tu comptes ramener la bouteille chez toi, répondit Lanie en souriant tant bien que mal.

 

  • Alors qu’est ce que Javier a encore fait ? S’enquit Beckett en enroulant des nouilles autour de ses baguettes.
  • Pourquoi est-ce que ça concernerait forcement Javier ? Demanda Lanie en retenant les quelques larmes qui menaçaient encore de couler.
  • Parce que seul Espo te met dans un état pareil…
  • Je suis dans mon état normal, protesta-t-elle en se redressant.
  • Evidemment ! Répondit sarcastiquement Kate.

D’ordinaire, c’était Lanie qui reprochait à Kate d’ignorer ses sentiments et de feindre l’indifférence pour un homme dont elle était follement amoureuse. Ce retournement de situation amusait beaucoup le jeune lieutenant, car c’était évident qu’ils voulaient tous les deux être ensemble mais qu’aucun des deux ne semblait décidé à l’admettre.

  • Tu parles en connaissance de cause…
  • Pardon ?
  • Mhm, mhm ! Toi aussi, un seul homme est capable de te faire ressembler à un lapin qui a la myxomatose, sourit la légiste.
  • Si je me souviens bien, on n’est pas là pour parler de moi. C’est toi qui m’as réveillée un dimanche en pleurs sans me dire pourquoi.
  • Depuis quand il me faut une raison pour manger avec ma meilleure amie ? Attends, attends, je t’ai… réveillée ? Il était 14h !
  • J’ai eu une nuit…
  • Une nuit ? S’enquit Lanie septique.
  • Compliquée.
  • Compliquée ? Demanda la métisse en arquant un sourcil.
  • A cause de la séance d’entrainement d’hier, quelques courbatures… Rien de plus… Se défendit un peu trop rapidement Beckett.
  • Evidemment ! Et j’le connais ?
  • Kate, raconte !
  • Il n’y a rien à dire !
  • Il y a toujours quelque chose à dire…
  • Non.
  • Allez !
  • Hors de question !
  • Katherine Houghton Beckett !
  • Wahou, tu te prends pour ma mère ? Ria-t-elle.
  • Ca marche ? Demanda Lanie pleine d’espoir.
  • Non !
  • Kate !
  • Bon d’accord… Je… J’avais chaud…
  • Mhm… Mais encore ?
  • J’étais couverte de sueur… Et quand il m’a soulevé par les hanches… J’ai perdu pieds… Il m’a plaqué sur le sol… C’était loin d’être tendre… Il m’a totalement dominée…

Dire que Lanie était étonnée que Kate se livre ainsi serait un euphémisme. Evidement, leurs soirées entre filles portaient en grande partie sur leurs relations sexuelles mais Kate restait une femme réservée. A vrai dire, la jeune métisse s’attendait à devoir batailler d’avantage et ne pas gagner la bataille sur ce sujet là. En aucun cas, elle pensait que Beckett lui raconterait ses exploits de la veille aussi aisément.

  • Et dans un dernier souffle, il m’a collé un peu plus contre son corps, c’était wahou ! Je pouvais sentir les battements de son cœur… Je sentais que la fin était proche… J’étais à bout de force… Je ne pouvais plus résister… Et quand j’ai senti son souffle juste derrière mon oreille… J’ai tout simplement abandonné la lutte…
  • Je… Kate, c’est qui ?
  • C’était…
  • Castle ? Pourvu que ce soit Castle ! La coupa Lanie.
  • Ryan.
  • Ryan ? Ryan ! Comme Kevin Ryan ?
  • Le seul et l’unique, sourit Beckett.
  • Mais… Kate, tu…

Lanie était subitement devenue livide. Elle connaissait Kate et son attachement à la fidélité, alors elle ne comprenait pas comment sa meilleure amie avait pu ainsi déraper.

  • Kate, rassure moi, t’as pas fait ça ?
  • Wow depuis quand un combat rapproché te rend aussi sérieuse ? C’était un simple entrainement.
  • Un… entrainement ?
  • Evidement, tu t’étais imaginée quoi ? Sourit Beckett.
  • Ne me refais jamais ça ! J’ai vraiment eu peur ! Râla-t-elle.
  • Ca s’est vu ! Rigola-t-elle. J’ai hésité entre lui et Espo mais je me suis dis que ce n’était pas le moment de jouer avec Javier.

Lanie se contenta de lui tirer la langue.

  • Alors qu’est-ce qui te tracasses au point de m’appeler en larmes un dimanche midi ?
  • Je crois qu’il a quelqu’un d’autre…
  • Quelqu’un d’autre ? Je ne savais pas que vous étiez de nouveau en…
  • On ne l’est pas, enfin pas vraiment… La coupa Lanie.
  • Oh… Tu t’inquiètes pour vos petites galipettes hebdomadaires ?
  • Nos galipettes ? Laisse moi rire. Ma vie sexuelle est presque aussi platonique que la tienne.
  • Comment as-tu pu garder la tête haute quand Castle se trémoussait sur cette scène de crime avec son hôtesse de l’air ? Ca me rend folle ! Enchaina la légiste.
  • Ce n’était qu’une façade Lanie… Avoua difficilement Kate. J’étais beaucoup trop fière pour montrer que son comportement de séducteur de bas étages m’atteignait mais quand je passais la porte de mon appartement… Quand je me retrouvais seule dans mes draps, il arrivait que les larmes coulent toutes seules.
  • Kate, pourquoi est-ce que tu ne m’en a jamais parlé ? S’enquit la légiste honteuse de n’avoir rien vu.
  • Alors Espo se trémoussait ? Demanda Kate, oubliant ce passage douloureux.
  • Hier soir, après avoir ranger M. Klark au frigo, je suis montée à la criminelle. On ne s’était pas beaucoup vues cette semaine et je voulais qu’on aille prendre un verre. Tes affaires étaient encore là, mais tu n’étais ni à ton bureau ni dans la salle de pause, alors j’ai fait demi-tour.

Kate se remémora son départ du poste. Vers 18h30, elle avait raccompagné Castle jusqu’au parking. A ce moment là, elle devait être devant sa voiture en train d’embrasser langoureusement son homme lui rappelant qu’il était elle. Il l’abandonnait pour rejoindre son ex-femme qui ne rêvait que d’une seule chose, une nuit torride entre ses draps.

Elle regarda sa meilleure amie et elle s’en voulut. Si elle n’était pas descendue avec Rick, Lanie n’aurait pas le cœur en miettes cet après-midi. Elle l’aurait sans doute dans quelques jours mais pas aujourd’hui. 

  • J’attendais l’ascenseur et j’ai entendu Javier parler au loin. Il sortait de la salle de réunion en la pelotant, il ronronnait comme un chat en rut ! J’ai finalement pris les escaliers, je n’avais aucune envie de retrouver entre eux dans l’ascenseur.
  • Un chat en rut ? Rigola la jeune femme.
  • Kate, c’est pas drôle ! Râla la légiste.
  • Un peu quand même, même toi tu souris. Je devrais peut-être en parler à Castle, Ochoa pourrait ronronner dans le prochain Nikki Hard.
  • Fais ça et je lui dévoile où tu caches ton tatouage, la menaça la jeune femme.
  • Il le connaît déjà, t’en fait pas, laissa échapper la jeune femme en rougissant.
  • Vraiment ? Sourit la légiste.
  • Ne te réjouis pas, il l’a vu quand mon appartement a explosé. J’étais nue dans la baignoire, alors…
  • Mhm…

Heureuse que Lanie n’insiste pas, Kate relança la discussion sur Javier.

  • Peut-être qu’il réagi ainsi parce que ça fait moins mal de se réfugier dans les bras d’une autre. Ce n’est probablement qu’une passade.
  • Il ronronne pour m’oublier ? Super ! T’es en train de dire que m’envoyer en l’air me fera oublier que mon couple a volé en éclats. Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Demanda-t-elle sarcastique.
  • Tu veux un cas concret ? Regarde moi ! Quand Castle est parti avec Gina dans les Hamptons, j’ai sauté sur Josh dans un bar. Tu t’en rappelles forcément puisque tu étais avec moi ce soir-là. Mais Josh et moi, c’était uniquement une relation physique dans le seul but de palier à son absence.

 

…Flashback…

La semaine avait été un véritable supplice pour Kate. Elle ne supportait plus ces murmures ou ces regards qui transpiraient la compassion. Oui, il était parti, oui avec une autre et alors ?

Elle attendait désespérément le vendredi soir. En vérité, elle n’attendait qu’une seule chose, pouvoir s’affaler pendant deux jours sur son canapé. Elle voulait s’évader devant un épisode de Temptation Lane, un pot de glace à la main, dans un tee-shirt beaucoup trop grand pour elle.  

Lorsqu’elle quittait le poste le soir, lorsqu’elle se retrouvait face aux portes de l’ascenseur, elle le revoyait s’éloigner au bras de Gina dans les couloirs du 12th. Elle les avait accompagnés du regard jusqu’à ce que les portes ne se referment sur un Castle tout sourire s’apprêtant à embrasser son ex-femme à pleine bouche. Rien que d’y penser, elle en avait la nausée.  

Le pot de glace était à présent vide sur la table basse, le générique du troisième épisode défilait sur l’écran, son nez n’avait pas quitté le col du tee-shirt où le parfum de Castle subsistait encore, mais sa soirée déprime fut écourtée par les éclats de voix de sa meilleure amie derrière sa porte.

  • Katherine Beckett, je sais que tu es là ! Ouvre cette porte tout de suite ! 

Non sans un grognement, elle avait finalement ouvert pour laisser entrer une tornade dans son appartement. Postée aux pieds des escaliers, Lanie ne la lâchait pas du regard.

  • Ote moi d’un doute. Tu ne comptes pas sortir comme ça ?

Beckett baissa les yeux sur le tee-shirt de Castle. Depuis l’explosion de son appartenant et sa nuit dans la chambre d’ami de son écrivain, ce tee-shirt bleu marine lui servait de pyjama.

  • Hé ! J’adore ce tee-shirt ! Râla-t-elle.

Un sourire étira les lèvres de la jeune légiste face à cette révélation ou bien était-ce face aux joues rougissantes de sa meilleure amie ?

  • Arrrrh ! Et puis, hors de question que je sorte ce soir !
  • Oh que si tu vas sortir ce soir. Kate, ça fait une semaine que Writer Boy est parti et une semaine que tu te plonges corps et âme dans ton boulot…
  • Ca n’a rien à voir avec Castle ! La coupa-t-elle.
  • Vraiment ?! Allez Kate, passe sous la douche, je te sors cette petite robe noire qu’on a achetée ensemble l’autre jour et on part s’amuser Sweety.

Finalement accoudée dans un bar de Manhattan, un verre de vin rouge entre les mains, Kate était forcée de reconnaître que cette soirée n’était pas si mal.

  • Alors, canapé et déprime ou bar et Lanie ? Sourit la métisse.
  • Merci, répondit-elle simplement.

 

  • Je peux vous offrir un verre ? Demanda une voix grave à sa gauche.
  • Surtout souris et profite, Honey, chuchota la métisse à son oreille avant de s’éloigner en souriant face au regard noir de Beckett.
  • J’en ai déjà un, merci, grinça-t-elle en faisant tinter ses glaçons.
  • Désolé, c’était peu subtil…
  • Peu subtil ?! S’exclama-t-elle. Même un type avec 3 grammes aurait été plus subtil que vous.
  • Hum… Acquiesça-t-il. En même temps, je n’avais peut-être aucune envie d’être subtil, lança-t-il dans un sourire charmeur.
  • Wahou, peu subtil et présomptueux !
  • Peu subtil, surement. Présomptueux, sans doute. Mais contrarié, certainement. Vous auriez préféré passer votre soirée avec un type rond comme une queue de pelle qui ne se souviendrait même pas de ce sourire demain matin ?
  • Sans blague, vous n’avez pas mieux ? Vous n’avez pas dragué une femme depuis votre dernière année de lycée ou quoi ?!
  • Wow ! Vous êtes toujours aussi directe ? Demanda le jeune homme en buvant une gorgée de whisky.
  • Je… Euh… Désolée, dure semaine…
  • J’comprends. Ce n’était pas votre idée ?
  • Pardon ?
  • Le bar. Votre amie vous a tiré jusqu’ici ?
  • Je dirais même que tiré, c’est encore trop faible. Elle m’a trainée jusqu’ici.
  • Ah, rigola-t-il en regardant Lanie se déhancher sur la piste. On est deux dans ce cas…
  • Ah… Vous aussi ?
  • Oui, je ne sais pas ce qu’il n’a pas comprit dans « Non, pas ce soir ».
  • Disons que c’est plutôt l’idée générale qui leur a échappée.

 

  • Au fait, je m’appelle Josh, dit-il en tendant sa main.
  • Kate 

Même si le contact avait été un peu rude au départ, ils avaient échangé des banalités se souciant peu des autres ou des heures qui s’égrainaient. Au milieu de la soirée, ils avaient délaissés les tabourets hauts du bar pour l’une des banquettes.

Du coin de l’œil, Lanie n’en perdait pas une miette. Après une semaine de sourire tantôt faux tantôt mornes, elle redécouvrait sa meilleure amie. Alors même si elle ne connaissait pas cet homme, elle l’aimait déjà.

~~~~~~~~

Les nuits newyorkaises étaient quelque peu fraîches ces temps-ci, alors quand ils eurent à peine passé la porte du bar, Josh se hâta de retirer sa veste. Il la déposa délicatement sur les épaules de Kate qui lui offrit un « merci » dans un murmure et un sourire à damner un Saint alors que ses joues s’empourpraient.

  • On partage un taxi ? Demanda Josh souhaitant que cette soirée s’éternise.
  • Je n’habite qu’à quatre blocs d’ici, je vais entrer à pied.
  • Oh… Lâcha-t-il déçu.
  • Mais je ne suis pas contre de la compagnie, sourit-elle en frôlant son épaule.
  • Parfait, dit-il en glissant sa main autour de sa taille.

 

  • Voilà, on y est…
  • Bien. 

L’un en face de l’autre sur un trottoir de Manhattan, comme deux adolescents, ils ne savaient quoi faire. Josh mourait d’envie de la revoir mais espérait-elle la même chose ? Quand elle plongea ses yeux verts dans les siens tout en se mordillant la lèvre inférieure avec une sensualité folle, il osa.

  • Si je te demande si ta semaine prochaine est chargée, ce serait peu subtil, n’est-ce pas ?
  • En effet, ça le serait, rit-elle.

Ils se regardèrent un instant, puis elle ouvrit son sac à main. Elle attrapa l’une de ses cartes de visites mais le « Lieutenant Kate Beckett, police criminelle de New York » en avait déjà effrayé plus d’un. Donc finalement, elle prit un stylo et sur la main de ce grand brun ténébreux, elle inscrit son numéro de téléphone et alors qu’elle s’éloignait déjà, elle lui lança :

  • Appelle moi.

Adossée contre sa porte, Kate souriait comme une adolescente après son bal de promo. Mais son sourire se fana soudainement, comment pouvait-elle envisager de passer le weekend dans les Hamptons en bikini au bord de la piscine de Castle et le vendredi suivant aguicher le premier homme qu’elle croisait ?

Torturée, elle passa une main dans ses cheveux. Mais après tout, l’écrivain était parti au bras de son ex-femme, alors pourquoi aurait-elle des scrupules ? 


ArthurRrr  (02.10.2019 à 13:59)

Chapitre III

Josh attendait nerveusement devant le petit restaurant où ils s’étaient donnés rendez-vous. Les yeux rivés sur son portable pour consulter son planning surchargé des prochains jours, il sentit une main se poser sur son avant-bras. Il leva les yeux et son souffle se coupa.

  • Bonsoir, dit-elle avec un sourire à damner un Saint.

La soirée avait été fabuleuse et souhaitant qu’elle s’éternise encore quelques minutes, Josh l’avait raccompagnée une nouvelle jusque chez elle.

  • Tu montes prendre un dernier verre ? Demanda-t-elle timidement au pied de son immeuble.

Il acquiesça d’un mouvement de tête et la suivit dans l’ascenseur sachant pertinemment que sa question était loin d’être innocente.

  • Alors c’est à ça que ressemble l’appartement d’un lieutenant de police ? Demanda-t-il alors que Kate ouvrait la porte de son réfrigérateur.
  • Mhm, mhm… Mais j’ai ramassé les cartons de pizzas et les boîtes de donuts qui trainaient depuis quinze jours sur mon parquet avant de partir, dit-elle dans un sourire moqueur.
  • Oh très drôle !
  • Une bière ?
  •  

Josh décapsula les deux bouteilles et quand Kate attrapa la sienne, il laissa ses doigts effleurer les siens. Les yeux rivaient sur lèvres, il mourrait d’envie de l’embrasser.

Alors qu’ils n’étaient plus séparés que par quelques centimètres, le cardiologue s’arrêta et attendit. Il ne voulait pas la pousser dans ses retranchements, il rêvait de gouter à ses lèvres mais il souhaitait surtout la laisser choisir la suite des événements. Elle était loin d’être l’une de ces femmes qui attend sagement que l’on lui dicte sa conduite, alors il espérait qu’elle se laisse aller et s’abandonne un instant.  

Il vit une petite étincelle dans son regard et elle posa ses lèvres sur les siennes. La baiser était électrique si bien qu’ils ne se séparèrent que lorsque l’air vint à leur manquer. 

  • Excuse-moi. D’habitude, je ne suis pas aussi…
  • Spontanée ? Sourit-il en caressant sa joue.
  • Spontanée, accorda-t-elle.
  • Comment êtes-vous d’ordinaire, miss Beckett ? S’enquit Josh, les mains posées sur ses hanches.
  • Plutôt du genre à tergiverser…
  • Je vois… Murmura-t-il en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille.
  • Ma chambre est à l’étage, sourit-elle avant de fondre à nouveau sur ses lèvres

Il fit délicatement glisser ses mains de ses hanches à ses cuisses et la souleva sans effort. Il monta lentement les marches et la déposa sur le parquet de sa chambre sans quitter ses lèvres pour autant. Il caressa de sa langue sa lèvre inférieure espérant pouvoir approfondir ce baiser qui mettait déjà tous ses sens en émoi. Beckett entrouvrit légèrement les lèvres et le jeune homme ne se fit pas prier pour s’y engouffrer. Il passa ses mains sur ses épaules faisant ainsi glisser avec elles, la veste de la jeune femme.

Beckett s’attaquait aux boutons de sa chemise. Elle en écarta les pans et put appréciait son corps sculpté à la perfection. Elle laissa le bout de ses doigts s’égarer sur ses pectoraux, heureuse de le sentir frémir sous ses caresses.  

Josh quitta sa bouche pour son cou, il suçotait et mordillait chaque parcelle de sa peau. Il éloigna rapidement sa robe du tableau, la laissant en sous-vêtements sous son regard assombri.

  • T’es sublime, souffla-t-il en reprenant ses lèvres.
  • Mhm… Et toi, beaucoup trop habillé, rétorqua-t-elle en s’attaquant à sa ceinture.

Une fois que les mains expertes de Beckett soient passées sur son corps, il ne lui restait plus que son boxer où il se trouvait à présent à l’étroit. Il la fit reculer et l’allongea délicatement sur son lit. La nuit s’annonçait tendre et torride…

…Flashback…

 

  • C’était… Une relation juste physique… Fit-elle rêveuse. Au moins, s’il allait voir ailleurs à l’autre bout de la planète, tu n’en étais pas témoin.
  • Merci Lanie, grinça-t-elle.
  • Désolée.
  • T’inquiète ça va… Tu devrais en parler avec Javier. Invite-le à boire un verre dans un endroit neutre et discutez un peu de vous.
  • Bon toutes ces confidences valent bien un nouveau verre de vin, non ?
  • Je n’aurais pas dit mieux, laisse je m’en occupe, lança Beckett.

Les deux verres en main, Kate tendit l’un deux à sa meilleure amie avant de se rasseoir sur le canapé.

  • Un problème ?
  • J’en sais rien, t’as changé de shampoing ? Demanda la légiste en fronçant les sourcils.

Oh non, tu ne vas pas t’y mettre, toi aussi ! 

  • Juste une petite panne de shampoing ce matin.
  • Mmm… Tu n’as plus de shampoing à la cerise dans ta salle de bain mais tu en as pour homme… Fit-elle sceptique.
  • Surement une vieille bouteille appartenant à Josh…
  • Mouais, dans mes souvenirs, il ne sentait pas la menthe, déclara Lanie dubitative.

Même avec les yeux rouges et le nez qui coule, Lanie Parish reste inévitablement Lanie Parish !

  • Si l’odeur de Josh te manque tant que ça, je peux toujours de donner son numéro, lança Beckett.
  • Ahah, non merci ! Un shampoing à la menthe ? Honey, pas assez épicé pour moi, ria la légiste.
  • J’me doute, mais la menthe… Lâcha-t-elle rêveuse.
  • Oh mais oui ! La coupa Lanie. Tu n’as pas dormi de la nuit ou peu du moins, tu portes son parfum… T’as remis le couvert avec le docteur Mobylette ?! S’écria la jeune femme.
  • Quoi ?! Non !
  • Oh ne nie pas ! T’as le sourire d’une femme qui s’est envoyée en l’air toute la nuit !
  • Je dois y aller, fit Kate après avoir jeté un rapide coup d’œil sur sa montre. On se voit demain, au boulot ?
  • Oh ! Vous fuyez, mademoiselle Beckett !
  • A demain Lanie, et appelle Javier ! 

Toujours assise sur son canapé, Lanie regarda la porte de son appartement se refermer. Si sa relation avec Josh était purement physique, pourquoi s’obstinait-elle ? Pourquoi s’abandonner dans les bras d’un autre alors que celui dont vous rêvez jour et nuit n’attend qu’un geste de votre part pour vous combler ?

 

~~~~~~~~~

 

Après avoir flâné dans les rues newyorkaises pendant quelques heures, Kate arriva finalement face à la porte close de l’appartement de Castle. L’espace d’un instant, elle regretta de ne pas avoir accepté la clef que Rick lui avait offerte quelques semaines auparavant mais avoir sa propre clef du loft, c’était… C’était beaucoup plus que ce qu’elle avait déjà vécu avec un autre… C’était une marche immense… C’était un pas vers l’emménagement… Vers le mariage et les enfants, et elle n’était pas prête pour tout cela… Elle avait toujours été cette femme indépendante, et même si elle l’aimait, aujourd’hui, elle voulait simplement savourer et prendre son temps.

Après être tombée à plusieurs reprises sur le répondeur de son écrivain, elle appela l’ascenseur. Elle aurait pu s’asseoir sur le palier mais le nonagénaire d’en face aurait été capable d’appeler la police. Lorsque les portes s’ouvrirent, elle tomba sur le sourire Martha. 

  • Katherine ? S’étonna la matriarche.
  • Bonsoir Martha.
  • Vous partiez ?
  • En vérité, je viens d’arriver mais Rick n’est pas là et il ne répond pas à mes appels.
  • Oh je vois. Avec une clef du loft, ce genre de situation ne serait plus qu’un lointain souvenir, Trésor, glissa Martha dans un sourire qui la fit rougir.
  • Je ne voudrais pas vous déranger, déclara la jeune femme lorsque la matriarche lui ouvrit la porte.
  • Pour ce soir ou pour votre emménagement, Darling ? Surenchérit l’actrice.
  • Euh… Eh bien… Je… Enfin… Bégaya Kate.
  • Détendez-vous, il attendra que vous soyez prête, la rassura la mère de son partenaire. Et puis pour ce soir, je file. Faite comme chez vous ou du moins tentez de vous y habituer, ria Martha en attrapant une paire de gant et nouveau manteau avant de quitter le loft la laissant seul au milieu de l’appartement de Castle.

L’appartement était d’un calme olympien. Alors qu’elle ressassait encore sa conversation avec Lanie, elle délaissa son sac à main et ses chaussures dans l’entrée. Pourquoi n’arrivait-elle pas à annoncer à sa meilleure amie que depuis quelques mois déjà, elle laissait parler ses sentiments et s’abandonnait dans les bras de Castle ?

Beckett savait pertinemment qu’il n’était pas là, et pourtant quand elle poussa la porte du bureau de Rick, elle ne put s’empêcher d’être déçue. Elle espérait le voir taper frénétiquement sur les touches de son ordinateur mais ne trouva que des feuilles noircies éparpillées dans la pièce. Un sourire étira ses lèvres, Gina allait enfin arrêter de le harceler.

Un verre de vin et le premier Nikki Hard en mains, elle se laissa glisser dans un bain chaud. Nikki Hard… Malgré les années passées, elle ne s’y ferait jamais… Elle se demandait combien de temps Rick aurait gardé le secret si Martha n’avait pas lancé le sujet au détour d’une conversation.

Perdues dans les souvenirs de leurs débuts pour le moins chaotiques, elle n’entendit pas la porte de la salle de bain s’ouvrir.

  • Je pourrais m’habituer à ça, tu sais, souffla l’écrivain sous son oreille avant d’embrasser délicatement sa nuque.
  • Castle ! S’écria-t-elle en sursautant. C’est malin, regarde ! Râla-t-elle en égouttant le roman.
  • Désolé, je ne voulais pas te faire peur, dit-il en ouvrant sa serviette.
  • Merci, murmura Kate contre ses lèvres.
  • J’t’en prie. Tu es rentrée depuis longtemps ? Demanda Castle alors que ses mains faisaient des cercles sur les hanches de jeune femme.
  • J’étais plongé dans bon bouquin, je n’ai aucune idée de l’heure qu’il est.
  • Mhm… Le meilleur d’entre tous…
  • Vraiment ?
  • Oh oui ! Le lecteur découvre une femme, lieutenant de police, qui a tout pour plaire... Belle à damner un saint, intelligente, et puis un peu garce… Pomme, pomme, pomme ! S’écria-t-il, le nez pincé entre l’index et le pouce de Beckett.
  • C’est une réponse de plaisantin ou crétin ?
  • Crétin, assura l’écrivain. Mais je crois que Rook arrivera à la dompter au fil du temps.

Kate se contenta de lever un sourcil et s’enroula dans sa serviette.

  • Ce côté félin te va à merveille, lança charmeur l’écrivain.
  • Merci chaton !
  • Arrh ! Arrête avec ce surnom…
  • Pourquoi ? Ce côté félin de te va à merveille, sourit-elle.
  • Tu te souviens de cette journée ?
  • Mhm… Tu avais dompté ta brioche au beurre ce matin-là… Lâcha la jeune femme avec un brin de jalousie dans la voix.
  • Ta première crise de jalousie… la première d’une longue série.
  • Je n’étais pas jalouse ! Claqua-t-elle.
  • Vraiment ? Parce qu’on aurait…
  • Jalouse de quoi ? Du fait que ton ex-femme devienne ton plan cul ? Non merci chaton !
  • J’ai adoré cette journée…
  • Si on pouvait éviter de parler de ton ex-femme quand je suis nue dans ta salle de bain, je t’en serais reconnaissante. Si on pouvait éviter d’en parler tout court en fait…
  • C’était surtout ma première fusillade.
  • C’était surtout censé être ta dernière fusillade.

Elle se souvenait de chaque instant de cette fusillade. Elle pouvait encore ressentir la peur qui l’avait saisie lorsque Rick avait fait sauter le bouchon de cette bouteille de champagne… Elle ne le connaissait que depuis quelques temps et pourtant, elle avait eu peur de le perdre ce jour-là. Quelle sensation éprouverait-elle si elle le perdait à présent ?

  • J’ai adoré cette journée parce que j’ai enfin pu te montrer que je pouvais être ce partenaire dont tu avais besoin.
  • Je ne me souviens pas avoir dit ça.
  • Qui t’aurais sauvé les fesses ce jour-là sinon ?
  • Je m’en serais très bien sortie toute seule, avoua Kate de mauvaise foi en essuyant ses cheveux.
  • Je t’ai sauvé la vie ce jour-là et tu sais ce que ça veut dire… Tu m’es redevable, Kate.
  • Vraiment, tu veux quoi en échange ?
  • Je peux te demander tout ce que je veux… Et tu sais ce que je veux, n’est-ce pas, Lieutenant ? Tu sais très bien ce que veux, lança-t-il le regard assombri en s’approchant d’elle. Il n’y a qu’une chose que je veux par-dessus tout…

Kate retint sa respiration en sentant le souffle chaud de son amant caresser sa bouche. Les cheveux en bataille, un sourire carnassier accroché aux lèvres, sa chemise légèrement ouverte, Rick affichait un charme fou. Elle frissonnait d’envie de sentir ses mains se perdre sur sa peau. Elle adorait leurs joutes verbales mais elle préférait, et de loin, se laisser envouter par les lèvres de son amant.

  • Tu ne dois… plus jamais… m’appeler chaton ! Souffla l’écrivain sous son oreille.

Il s’écarta alors doucement de la jeune femme, plongea son regard dans le sien et quitta la pièce. Alors qu’il passait la porte, Rick déglutit, aucun doute que Kate le fusiller du regard à cet instant et qu’il n’allait pas tarder à recevoir la foudre sur la tête.

Les jambes sciées par tant d’audace, Beckett était médusée au centre de la salle de bain. Elle n’arrivait pas à croire qu’il osait l’allumer comme ça pour finalement la laisser en plan. 

  • Vraiment Castle ?! S’exclama la jeune femme frustrée et décidée à ne pas en rester là.
  • Eh bien, on s’était quittés comme ça, non ? Demanda-t-il en passant la tête dans l’encadrement de la porte.
  • Pour un écrivain, tu aurais pu réécrire la fin…
  • Pourquoi ? Je suis pratiquement sûr que tu t’es mordillée la lèvre en me regardant partir. Ton regard est même certainement tombé sur mes fesses…
  • Dans tes rêves ! Râla-t-elle en passant devant Rick tout en resserrant sa serviette autour de son buste.
  • Tu t’habilles ? S’étonna-t-il.
  • Je commence à avoir froid et visiblement, ton intention n’est pas de me réchauffer.
  • T’es fâchée ? Demanda-t-il penaud en déposant ses lèvres dans son cou.
  • Rick… Gémit-elle alors qu’il mordillait sa peau.

Encouragé par les souffles de la jeune femme, il fit courir ses lèvres sur nuque. D’une pression sur ses hanches, il lui intima de se retourner et il fondit sur sa bouche. Il glissa sensuellement ses mains sous sa serviette et caressa ses cuisses. Il la souleva et la déposa délicatement sur la commode derrière eux. Kate entoura sans hésiter son corps de ses longues jambes, et mordilla sa lèvre inférieure souhaitant approfondir cet échange bien trop chaste à son goût.

Alors qu’une fine pellicule de sueur recouvrait son corps, Kate retomba épuisée sur son oreiller. Comparer les performances des hommes qui étaient passés dans son lit n’avait que peu d’intérêt mais Castle était un amant sans égal. Il anticipait le moindre de ses désirs, il connaissait le moindre de ses points sensibles, et les sensations n’en étaient que décuplées.

L’écrivain esquissa un large sourire en la sentant venir se blottir contre lui.

  • Quelle heure est-il ? S’enquit Castle en laissant sa main gauche vagabonder dans le dos de Kate.
  • Au moins 21h, je dirais.
  • Comment le sais-tu ? Demanda-t-il en cherchant le réveil des yeux qui avait dû tomber sous leurs assauts.
  • Parce que j’ai faim, déclara la jeune femme en sortant du lit.

Assise sur l’un des tabourets hauts de la cuisine dans un tanga et l’une des chemises de son amant, Kate contemplait son homme uniquement vêtu d’un caleçon Titi et Grosminets’affairer devant des pancakes.

  • Martha et Alexis ne rentrent pas ce soir ?
  • Non, Alexis passe la soirée chez Paige et ma mère… Eh bien, je ne préfère pas savoir où elle est, ni avec qui elle est.
  • Ni ce qu’elle fait, ajouta-t-elle dans un sourire.
  • Arrh ! Ne me déconcentre pas, râla-t-il en retournant un pancake.
  • Wow !
  • Quoi ?
  • Rien, je ne suis pas habituée ! S’étonna-t-elle.
  • Pas habituée à quoi ?
  • A te voir concentrer, banane, ria-t-elle.

Un sourire provocateur et tendre sur les lèvres, Kate enlaça son homme. Mon dieu, qu’il aimait cette femme.

 

~~~~~~~~~~~~

 

 Beckett déboutonnait à regret la chemise de Rick pour la déposer sur la commode. Elle ramassa ses vêtements dans la salle de bain et commença à se rhabiller. Alors qu’elle rattachait son soutien-gorge, elle sentit les doigts de son homme caresser délicatement le haut de son dos.

  • J’t’en pris… Reste… souffla-t-il contre sa nuque.
  • Rick…
  • J’ai même racheté du shampoing à la cerise !
  • Tu as quoi ?
  • Au moins maintenant, il y en aura toujours au loft, se justifia-t-il penaud avec un petit sourire qui la fit fondre.

Elle se retourna et passa amoureusement une main sur sa nuque. Elle combla l’espace entre leurs corps puis celui entre leurs lèvres. L’écrivain s’écarta d’elle délicatement avant de murmurer :

  • Juste cette nuit…
  • Hier soir aussi, c’était « juste cette nuit », sourit-elle.
  • J’y peux rien si je dors mieux quand tu es dans mes bras, avoua-t-il en embrassant son cou.
  • Je… Rick… J’adore dormir dans tes draps mais…
  • On va trop vite à ton goût, souffla l’écrivain contre sa peau.
  • Oui…
  • Je comprends… J’essaie du moins…
  • Babe, je…
  • Hé, arrête de t’inquiéter. Je ne le prends pas comme un retour en arrière, dit-il en caressant sa joue.
  • Bien sûr que si je m’inquiète. Je te demande du temps, encore et toujours. Tu trouves qu’on perd notre temps ?
  • Kate…
  • Réponds-moi Rick. Tu trouves qu’on s’oublie ?
  • Mais si tu pouvais juste éviter de me faire mariner quatre ans pour que l’on puisse dormir deux nuits d’affilées ensemble, j’apprécierais le geste, déclara-t-il en capturant ses lèvres.
  • Mhm…
  • Donc, tu t’en vas ?
  • Oui… Bonne nuit, Rick.
  • A très bientôt, j’espère.
  • Demain matin au poste, et ne sois pas en retard.
  • A demain, dit-il en ouvrant la porte du loft. Pour l’heure, je comptais écrire cette nuit. En espérant que ce livre-là ne prendra pas un bain, murmura-t-il avant de fondre sur ses lèvres.

ArthurRrr  (10.10.2019 à 13:22)

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