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Monde virtuel de Castle

Course contre la mort

Créateur : jogeo1 
Date de création : 25.12.2017 à 09h23

Message du créateur :
5 années se sont passées depuis la tentative de meurtre de Caleb Brown. Kate et Rick se sont retirés dans le New Jersey, où ils coulent des jours heureux avec leur fille de 4 ans.

Cet épisode compte 4 paragraphes

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5 années se sont passées depuis la tentative de meurtre de Caleb Brown. Kate et Rick se sont retirés dans le New Jersey, où ils coulent des jours heureux avec leur fille de 4 ans. Une personne de leur passé va réaparaître et va replonger Kate dans une enquête qui va devenir la plus terrifiante de sa carrière. Une course contre la montre pour arrêter le monstre qui pourrait mettre sa famille en danger.

 

CHAPITRE 1 :

 

 

Hormis la famille de la victime, peu de gens s'étaient intéressés au premier meurtre, en Octobre. Les policiers s'étaient attaqués à l'affaire avec leur habituelle ténacité mais, au bout d'un mois, le dossier avait été enfoui dans un tiroir et ils étaient passés à autre chose car ils ne tenaient ni suspect, ni mobile.

Et puis en novembre, une autre victime avait été découverte. Elle avait été tuée de la même manière, éventrée, et la police de New York se dit qu'elle avait sur les bras un meurtrier cyclique. La presse parvint aux mêmes conclusions et le cirque médiatique commença.

Lorsque le tueur frappa de nouveau en décembre, les journaux parlèrent tout naturellement de l'éventreur de New York. Le maire, malgré sa calvitie, s'arrachait les cheveux, les habitants de la ville le harcelèrent et il s'en prit au commissaire de police principal qui passa elle même sa mauvaise humeur sur le capitaine de la douzième circonscription en charge de l'affaire. On promit des résultats mais l'hiver fit place au printemps, et le meurtrier courrait toujours. Le mois de Mars touchait à sa fin, six meurtres impunis plongeaient la ville dans la terreur et une seule question occupait les conversations : où le tueur allait il frapper et qui serait sa prochaine victime ? Celles-ci étaient toutes de profils très différents, aussi bien des hommes que des femmes de tout âge. La population vivait dans la terreur et le meurtrier continuait à tuer méthodiquement, inexplicablement, ne laissant derrière lui aucun indice.

 

 

********

 

  • Je veux que Kate Beckett soit réintégrée, dit le maire sur un ton qui n'encourageait pas la contradiction.

Mais le commissaire principal, Victoria Gates était si choquée par cette déclaration qu'elle en oublia l'imprudence d'une controverse avec son patron.

  • Vous ne parlez pas sérieusement Whit. Pas après ce qui lui est arrivé.

Whit Bowman se cala dans son fauteuil arborant l'expression patiente qu'il réservait habituellement à ses conférences de presse.

  • C'était il y a 5 ans, et d'ailleurs je crois savoir qu'elle va bien maintenant.

  • Là n'est pas la question, elle a fait une sérieuse dépression et...

  • Cette histoire de dépression a été très largement exagérée si vous voulez mon avis.

  • Exagéré ? Elle et son mari ont été agressés à leur domicile et laissés pour mort ? Elle a décidée de démissionner après le drame et rien de ce que je pourrais lui dire ne la fera revenir chez nous, et en toute franchise je ne me vois pas lui demander.

  • Mais je veux que vous essayiez quand même. Dois je vous rappeler que nous avons six meurtres sur les bras, que ce dément court toujours et que vous n'avez aucun résultat ?

  • Ce n'est pas vrai, lança Victoria sans grande conviction. Nous faisons des progrès. En fait nous progressons un peu chaque jour.

  • Gardez ces foutaises pour la presse, conseilla Whit. Vous n'avez rien. Tout ce que vous savez c'est qui n'a pas tué ces pauvres gens et rien de plus.

  • Mais enfin pourquoi Beckett ?

  • C'était un bon flic, avec de l'instinct. Et elle n'en est pas à son coup d'essai. Si ma mémoire est bonne c'est grâce à elle et à son équipe qu'un autre tueur en série qui courrait depuis des années a été neutralisé. Comment s'appelait t-il déjà ?

  • Jerry Tyson, alias le triple tueur. Je sais, j'y étais et croyez moi ça n'a pas été une partie de plaisir. Elle a bien faillit y rester cette fois aussi.

  • Je ne veux pas le savoir, je me fiche de comment vous vous y prendrez mais je veux Beckett sur cette affaire dès demain. Fin de la discussion.

Whitney Bowman se représentait à la mairie en Novembre, et il n'était pas question qu'un psychopathe se mette en travers de sa route. Il voulait les meilleurs sur cette affaire et cela Victoria le comprenait aisément, et Beckett était un choix qui s'imposait. C'était le meilleurs lieutenant avec lequel il lui avait été donné de travailler, mais c'était aussi son amie et elle ne voulait pas la mettre dans une situation difficile juste pour sauver les fesses du maire. Mais voilà, des personnes mourraient. Demain on serait le 1er Avril et l'éventreur repartirait à la recherche de sa prochaine victime, elle n'avait pas le choix, les enjeux de cette partie étaient trop élevés. Chaque meurtre était un défi lancé à la police, la sommant de trouver dans ses rangs, un adversaire digne de jouer contre lui.

 


jogeo1  (25.12.2017 à 09:26)

CHAPITRE 2

 

Il était 7h00 du matin et la ville de Hoboken commençait tout juste à s'éveiller. Alors que la plupart des habitants étaient encore bien au chaud sous leur couette, repoussant jusqu'à la dernière minute, le moment où il faudrait se lever et affronter cette nouvelle journée, deux personnes s'étaient levées à l'aube et s'affairaient dans leur cuisine. Celle-ci était devenue un vrai champ de bataille. Il y avait des gamelles vides qui s'entassaient dans l'évier et de la farine partout.

Lily Castle, du haut de ses quatre ans, avait décidé de préparer le petit déjeuner pour faire une surprise pour l'anniversaire de son père, et si Kate veillait au grain, la petite refusait catégoriquement son aide. Elle était grande à présent et voulait se débrouiller toute seule. Elle avait pressé le jus d'orange avec ses petites mains et préparé la pâte pour les pancakes. Kate avait du se montrer ferme quand sa fille avait insisté pour faire cuire la pâte.

  • Mais je veux le faire toute seule !! Trépignait elle.

  • Il en est hors de question jeune fille. La gazinière n'est pas un jouet, tu es trop petite.

  • Ce n'est pas vrai. Je suis une grande.

  • N'insiste pas.

  • Mais...

  • Lily ! Fit Kate d'un ton qui ne permettait aucune discussion.

  • Ce n'est pas juste ! Bouda la jeune Castle en croisant les bras sur sa poitrine.

  • C'est vrai, mais la vie ce n'est pas toujours juste, c'est comme ça et tu devras t'y faire.

Devant l'air malheureux de sa fille Kate ne put s'empêcher d'avoir un pincement au cœur, elle n'aimait pas lui faire de la peine. Elle lui sourit en lui ébouriffant les cheveux.

  • Allez arrête de bouder, va plutôt chercher ton cadeau.

A l'idée d'offrir son cadeau à son père, sa petite frimousse s'illumina, et elle oublia aussitôt les pancakes. Elle se précipita dans les escaliers, pour aller chercher son paquet dans sa chambre, sous le regard attendrit de sa mère.

  • Ne fais pas trop de bruit, tu vas le réveiller.

 

Dix minutes plus tard, le plateau du petit déjeuné prêts, les filles se dirigeaient vers l'étage. Lily tenait fermement son paquet comme si celui-ci était un trésor qu'on aurait pu lui dérober à tout moment. Elle l'avait choisi spécialement pour son père, l'avait payé avec ses faibles économies et en était très fière.

Quand Kate poussa la porte de la chambre, celle-ci était encore plongée dans le noir, seuls quelques rayons de soleil filtraient à travers le store. Rick devait encore dormir profondément, mais plus pour très longtemps. A peine franchie le seuil de la pièce, Lily se rua sur le lit en hurlant :

  • Joyeux anniversaire papa !!

Quelle ne fut pas sa déception, lorsque sa mère tira le store et qu'elle s'aperçut que son père n'était plus dans son lit.

  • Mais...il est pas là. Fit elle de sa petite voix triste.

Elle n'eut pas le temps d'ajouter autre chose, que son père, qui s'était caché sous le lit, surgit comme un diable de sa boîte et se jeta sur elle. Elle poussa un cri de surprise puis éclata de rire alors que Rick commençait à la chatouiller.

  • Papa arrête !!

Kate restée à côté de la fenêtre affichait un grand sourire sur son visage. Elle ne se lassait jamais de les voir évoluer tous les deux, ils étaient toute sa vie.

  • Qu'est ce qu'on a dit a propos de tes réveilles en fanfare, mademoiselle ? Fit Rick après avoir enfin relâché sa proie.

  • Je n'ai pas le droit de rentrer dans votre chambre sans frapper. Je sais ! mais là c'est pas pareil, aujourd'hui c'est un jour spécial.

  • Ah oui ? Qu'est ce qu'il a de spécial ce jour ?

  • Ben c'est ton anniversaire !! fit elle comme si c'était une évidence.

  • Tu en es sûr ?

  • Ben oui. Alors avec maman on t'a fait une surprise.

Kate approcha alors avec le plateau qu'elle déposa délicatement sur le lit.

  • Petit déjeuné au lit.

  • Et j'ai aidé à tout préparer. Fit Lily fièrement.

  • Merci les filles, c'est trop gentil.

Il déposa un baiser sonore sur la joue de sa fille puis embrassa tendrement sa femme en mettant sa main devant les yeux de Lily.

  • Arrête bougonna t-elle. Je vous ai déjà vu faire ça plein de fois.

  • Et si on attaquait ce petit déjeuné ? Fit Rick en se frottant les mains.

  • Non !! faut ouvrir ton cadeau avant !! Protesta vivement Lilly.

  • Ah bon ? Parce qu'il y a un cadeau en plus ? Je suis vraiment gâté.

  • Ben oui. Tiens.

Elle lui tendit le petit paquet qu'elle avait soigneusement emballé elle même. Il ne ressemblait pas à grand chose mais elle en était toute fière.

  • C'est moi toute seule qui a fait le paquet.

Rick déballa son paquet sous le regard impatient de Lily qui n'en perdait pas une miette. Il poussa un cri d'étonnement en découvrant ce qu'il y avait à l'intérieur.

  • C'est moi qui a choisi !

  • Oui je vois ça.

Le paquet contenait une cravate d'un genre tout à fait unique. Elle était jaune fluo avec d'énormes flamants roses imprimés dessus. Avec ça, c'est sûr qu'il ne passerait pas inaperçu.

  • Elle te plaît ?

  • Si elle me plaît ? Laisse moi te dire que c'est la plus belle cravate que j'ai jamais vu. Je l'adore.

  • Tu vas la mettre pour ta prochaine dédicace ?

  • Bien sûr ! Merci mon trésor.

Il attrapa sa fille pour lui faire un câlin.

  • Allez, Minouchette, il est temps d'aller te préparer pour l'école. Fit Kate.

  • Je suis vraiment obligée d'y aller aujourd'hui ?

  • Et oui, tu es vraiment obligée. Allez file ! Je te rejoins dans cinq minutes.

A contrecœur, Lily quitta le lit de ses parents et se dirigea vers sa chambre en ronchonnant.

  • C'est pas juste. On devrait pas aller à l'école le jour de l'anniversaire de son papa.

Rick et Kate ne purent s'empêcher de rire devant la mine boudeuse de leur fille.

  • Elle attends ce jour depuis une semaine, elle était impatiente de t'offrir ton cadeau.

  • En parlant de cadeau ? Il est où le tien ?

  • Patiente, tu l'auras ce soir.

  • Qu'est ce que c'est ? Tu peux au moins me donner un indice.

  • C'est pas vrai, tu es pire que ta fille. Rigola Kate.

  • Peu importe, de toute manière il ne pourra pas être aussi chouette que celui que je t'ai fais pour ton anniversaire.

  • Ah oui ! Tu crois ça ?

  • C'est sûr, j'ai mis la barre très haut.

  • Et bien nous verrons ça ce soir. Je nous ai réservé une table en ville, chez Stéphano. On déposera Lily chez Alexis avant de s'y rendre, elle est enchantée de passer la nuit chez sa sœur, et ensuite je t'aurai rien que pour moi.

  • C'est un programme alléchant. J'ai hâte fit il en l'embrassant.

Il se saisit ensuite de sa fourchette et prit une bouchée de pancakes. Kate éclata de rire quand elle vit l'expression de Rick.

  • Les pancakes aussi, elle les a fait toute seule hein ?

  • Oui. Grimaça Kate.

  • Non c'est super, on ne met jamais assez de coquilles d’œufs dans les nôtres.

  • Maman !!

  • Je crois que le devoir m'appelle. Profite bien de ton petit dej.

Kate déposa un dernier baiser sur sa joue avant d'aller rejoindre sa fille pour l'aider à s'habiller.

 

Ce matin il avait été décidé que c'était Rick qui amènerait Lily à l'école. L'établissement scolaire se trouvait à trois blocs de maison de chez eux et dès qu'il faisait beau comme aujourd'hui, ils s'y rendaient à pied. A la porte, Kate donna ses dernières consignes avant d'embrasser sa fille puis elle attira son mari vers elle alors que hors de portée de voix, Lily virevoltait et tournoyait dans l'allée.

  • A quelle heure doit tu être à l'université, précisément ?

  • Pas avant dix heure

  • Alors ça te laisse presque une heure, dit elle en jetant un regard plein de sous entendus.

  • Parfaitement exacte Mme Castle répondit Rick d'une voix qui feignait la désinvolture. Vous aviez quelque chose en tête ?

  • Peut être bien Mr Castle.

En souriant, elle déposa un petit baiser sur ses lèvres.

  • On pourrait se faire un petit aperçu de notre soirée ?

  • Lily risque de se poser des questions si je lui demande de courir tout le long du chemin de l'école, non ?

  • File, lui ordonna t-elle en le poussant vers la porte.

 

A peine sa petite famille partie, Kate se décida à aller ranger la cuisine. Lily n'avait pas ménagé ses efforts pour sa surprise et elle avait du pain sur la planche si elle voulait remettre tout en ordre avant le retour de Rick.

A peine venait elle de se mettre à la tâche que la sonnette retenti. Machinalement Kate regarda sa montre, il était tout juste 8 heure et Rick était parti il y a moins de dix minutes, il ne pouvait pas déjà être de retour à moins qu'il ait expédié sa fille à l'école au pas de course. Cette idée la fit sourire. Il en serait tout à fait capable. Il était vrai que depuis l'arrivée de Lily, ils avaient beaucoup moins de temps à se consacrer l'un à l'autre. Ils devaient jongler, entre leurs emplois du temps respectifs et leur fille et cela n'était pas toujours simple. Si Rick s'était remis à l'écriture, il avait également accepté après sa longue convalescence un poste à mi temps à l'université de New York où il donnait des cours de littérature policière 3 fois par semaine. Kate, elle, avait repris ses études de droit après la naissance de Lily, et faisait de l'assistance juridique depuis près d'un an maintenant.

Ils étaient donc tous les deux très occupés et les rares instant qu'ils pouvaient voler étaient précieux. Heureusement qu'ils pouvaient toujours compter sur Martha ou Alexis comme ce soir, pour pouvoir se faire une soirée romantique de temps en temps.

Quand elle ouvrit la porte d'entrée, elle se retrouva face à face avec un fantôme de son passé auquel elle ne s'attendait pas.

  • Bonjour Kate !

 


jogeo1  (29.12.2017 à 22:08)

CHAPITRE 3 :

 

Elle se trouvait dans un petit salon chaleureux décoré avec simplicité mais beaucoup de goût. Sur le manteau de la cheminée, s'alignait une série de cadres. La photo d'un mariage, d'une maman tenant pour la première fois son bébé dans ses bras, d'une famille souriante et heureuse réuni devant un sapin de noël ou encore celle d'une petite fille souriante. Victoria se saisit de ce dernier cliché et elle l'admirait encore quand Kate réapparut dans la pièce tenant un plateau avec deux tasses de café fumant, qu'elle déposa sur la table basse.

  • C'est Lily ? Demanda Victoria. Qu'est ce qu'elle a grandi !! Ça lui fait quel âge maintenant ?

  • Elle a eu quatre ans en janvier.

  • Déjà ! Comme le temps passe vite.

Elle reposa la photo à sa place et vint s'asseoir sur le canapé en face de Kate.

  • En tout cas vous avez une magnifique maison.

  • Merci. On s'y sent très bien.

  • Et comment va la petite famille ?

  • Bien, tout le monde va très bien.

  • Et votre nouveau travail vous plaît ?

  • Pourquoi êtes vous là Victoria ? Fit Kate pour couper court à cet échange de banalités.

  • Pardon ?

  • Ça va faire 2 ans qu'on a quitté New York et vous n'avez jamais donné signe de vie depuis. Je doute que vous passiez dans le coin seulement pour me complimenter sur mon intérieur.

  • Toujours aussi perspicace je vois. Écoutez Kate, je ne vais pas y aller par quatre chemins, j'ai besoin de vous. Avez-vous entendu parler de l'éventreur de New York ?

  • C'est le Connecticut pas l'autre bout du monde. Bien sûr que j'en ai entendu parler, les journaux ne parlent que de ça depuis des mois. Mais je ne vois pas le rapport avec moi.

  • Je suis ici parce que le maire vous veut sur cette enquête.

  • J'ai démissionné, dois je vous le rappeler ? Je ne fais plus parti de la police.

  • Un flic reste un flic, Kate, c'est dans vos gênes.

  • Allez vous en Victoria.

  • Non, parce que les meurtres eux ne s'en iront pas. Il y a un tueur fou en liberté et, même si j'enrage de l'admettre, nous ne sommes pas plus avancé qu'il y a six mois. Le maire pense que vous êtes la personne qu'il nous faut pour arrêter ce massacre et je suis d'accord avec lui.

  • Il y a un tas d'autres flics compétents, adressez vous à eux. Ce n'est pas mon problème.

Intérieurement, Kate était révoltée par ce qu'elle venait d'affirmer. Sa déclaration était en contradiction avec sa vocation de policier, mais elle avait cessé de se sentir flic le jour où elle avait commencé à faire plus de mal que de bien autour d'elle. A cause d'elle et de son obstination, son mari avait été gravement blessé et sa fille avait bien failli ne jamais voir le jour. Jamais plus elle ne mettrait la vie de sa famille en danger et c'est ce qui risquait de se reproduire si elle reprenait du service dans la police.

  • Écoutez Kate, je sais ce que vous avez traversée mais...

  • Vous ne savez rien du tout au contraire ! Vous n'avez pas passé des semaines à vous demander si la personne que vous aimiez le plus au monde allait mourir à cause de vous ! Vous n'avez pas faillit perdre votre bébé ! Vous n'avez pas assisté à la détresse de votre mari durant les trois années qu'ont duré sa rééducation. Est ce que vous saviez qu'il n'avait pas put prendre sa fille dans ses bras avant ses six mois ?

  • Je sais que vous avez souffert, tout les deux. Je le sais croyez moi et je ne serais pas venu vous demander un service aussi grand si j'avais eu le choix.

Kate se leva du canapé et eut un sourire sans joie à l'intention du commissaire.

  • Gardez le contact Victoria, qu'on puisse se voir plus souvent.

  • Attendez ! Fit Gates.

A bout d'arguments, elle sortie une feuille de papier de sa poche.

  • Le mois dernier, il nous a laissé ceci, épinglé sur le corps d'Erin Selway. Nous n'en avons rien dit mais regardez Kate. Si vous pouvez lire ça et continuer à refuser de nous aider, je m'en vais et je vous laisse en paix.

Kate contempla un long moment la feuille de papier pliée en quatre. Une simple photocopie de la lettre laissée par l'éventreur. Puis finalement, elle prit la note des mains de Victoria et la déplia.

« Aux personnes concernées,

franchement messieurs, je suis déçu. Même si je ne m'attendais pas à être capturé, j'espérai vous sentir plus près. Ce n'est plus du tout amusant. Peut-être que deux victimes en Avril vous stimulerait ?

A propos, la presse pourrait elle arrêter de me surnommer l'éventreur de New York, je mérite quelque chose de plus original, ne croyez-vous pas ? »

 

L'arrogance du ton écœura Kate. Six personnes étaient mortes parce qu'un psychopathe dédaigneux s'ennuyait, considérant les êtres humains comme des pions dont il se jouait, dont il disposait avant de les rejeter. Et si il exécutait sa menace, le nombre de mort allait doubler mensuellement.

  • Ce qui est arrivé il y a cinq ans, n'était pas de votre faute Kate. Vous n'avez fait que votre devoir et une importante organisation criminelle a été démantelée grâce à vous. Vous avez sauvée beaucoup de vie et nous vous en seront à jamais reconnaissant mais si vous refusez de nous aider à capturer ce tueur, ou du moins d'essayer, vous aurez le prochain meurtre sur la conscience jusqu'à la fin de vos jours.

  • Ce n'est pas juste, ce que vous faîtes.

La réponse qu'elle avait faite à sa fille un peu plus tôt dans la matinée quand elle avait prononcé les mêmes mots lui revint en mémoire.

  • Votre équipe vous attend.

  • Si j'accepte, et j'ai bien dis si, ce serait sous mes conditions. Finit elle par dire.

  • Tout ce que vous voudrez.

  • Si je vous aide c'est juste en tant que consultante, il est hors de question que je réintègre la police.

  • Je n'y vois pas d'inconvénient.

  • Ce sera juste pour cette enquête. Et encore une chose. Je refuse que ma famille soit exposée. Pas un mot à la presse sur mon implication dans cette affaire.

  • Alors, je peux dire au maire que vous êtes des nôtres ?

  • Je vous promets simplement d'y réfléchir. Je dois en parler à Rick, je ne prendrais pas cette décision sans lui.

  • D'accord mais n'attendez pas trop longtemps, on est en avril et il va recommencer à tuer.

  • Demain, laissez moi jusqu'à demain.

 

Sur le chemin de l'école Lily était toute guillerette, et elle racontait à son père tout ce qu'elle allait pouvoir faire le soir avec sa grande sœur. Elle était si bavarde, en même temps elle avait de qui tenir, que le trajet jusqu'à l'école paru encore plus court qu'à l'habitude. Arrivée devant la grille de l'école, Lily lâcha la main de son père.

  • C'est bon, on est arrivé, tu peux t'en aller maintenant !

  • Tu ne veux pas que je t'accompagne jusqu'à ta classe ?

  • Non c'est bon. Je suis une grande fille maintenant, je peux préparer ton petit déjeuner et aller dans ma classe toute seule.

  • C'est vrai mais je pensais entrer dans l'école moi aussi et rester assis à côté de toi pendant une heure ou deux.

  • Tu peux pas faire ça !

  • Et pourquoi ? J'aimerai bien m'asseoir avec toi dans la classe.

  • Parce que tu es trop grand d'abord et puis maman n'aime pas quand tu t'approche trop de la maîtresse.

  • Maman a dit ça ?

  • Oui. Même qu'elle a dit à tata Lanie que si cette grande gigue siliconée continuait son cirque elle allait voir de quel bois elle se chauffe. Dit ça veut dire quoi ?

  • Ça veut simplement dire que maman n'aime pas qu'on touche à ses affaires.

  • Comme quand je ne veux pas prêter ma poupée à Sarah Grâce ?

  • C'est ça. Rigola Rick.

  • Je peux y aller maintenant ?

  • Oui file.

  • Salut papa, dit elle avant de partir en courant.

Lily ne regarda pas une seule fois en arrière. Elle fonça pour rattraper ses amies. Castle resta planté là un moment, la regardant se faire engloutir par le flot des écoliers et une vague de tristesse l'envahit. Sa fille grandissait trop vite. Déjà elle refusait qu'il l'accompagne jusqu'à sa classe, bientôt elle ramènerait des petits copains à la maison. Alors qu'il était perdu dans ses pensées, à sa grande surprise Lily se retourna et lui fit un signe de la main. Il leva la main à son tour. Finalement tout n'était pas encore perdu.

Sur le chemin du retour il marcha d'un pas enthousiaste. Sa femme l'attendait, probablement dans leur lit. Il parcouru les dernières dizaine de mètre en courant et remonta l'allée de la maison à toute jambe ne remarquant pas la Toyota gris métallisée garée sur le trottoir.

Rick franchit la porte d'entrée et découvrit Kate dans le canapé du salon, en face d'une femme qu'il ne reconnu pas immédiatement. Elles se levèrent toutes les deux à son arrivée et Kate se dirigea vers lui.

  • Regarde chéri, qui est venu nous rendre une petite visite.

Rick se tourna alors vers Victoria pour lui tendre la main.

  • Monsieur Castle ! C'est un réel plaisir de vous revoir.

  • Victoria ! Vous passiez dans le quartier je suppose ? Fit il méfiant.

Puis il lui fit comprendre qu'il souhaitais qu'elle lui accorde un instant avant de poursuivre puis il se tourna vers Kate.

  • Je peux te parler une minute ?

  • Excusez-nous.

  • Non, je vous en prie, j'allais m'en aller de toute façon. Merci pour le café Kate. Je vous dis à demain ?

  • Oui, à demain. Fit Kate lançant un regard inquiet vers son mari.

Kate raccompagna Victoria sur le perron. Une fois celle-ci partie, elle retourna dans le salon où Rick n'avait pas bougé d'un centimètre.

  • Qu'est ce qu'elle te voulait ?

  • Elle veut mon aide sur une affaire en cours.

  • Et bien sûr tu as refusé, et si tu dois la revoir demain c'est juste en souvenir du bon vieux temps ?

  • En fait...

  • Kate !

  • J'ai juste dis que j'allais y réfléchir !

  • Oh alors je n'ai aucun soucis à me faire ? Et on peut savoir de quelle affaire il s'agit ?

  • Celle de l'éventreur de New York.

  • Un tueur psychopathe, évidement.

  • Mais enfin, ce serait juste pour leur donner un coup de main, juste pour une enquête, je ne vois pas pourquoi tu en fais toute une histoire.

  • Si j'en fais toute une histoire, comme tu dis, c'est parce que je te connais. Tu vas te plonger corps et âme dans cette affaire et tu ne lâcheras pas quitte à te mettre dans la ligne de mire.

  • Ça n'arrivera pas, pas cette fois.

  • Tu en es certaine ?

  • ...

  • Mais enfin tu n'es plus dans la police, je croyais que cette vie là était derrière toi ?

  • Et c'est le cas.

  • Alors pourquoi tu veux faire ça? Je croyais qu'on était heureux, que tu étais heureuse ?

  • Bien sûr qu'on l'est, ça n'a rien à voir avec nous, ne mélange pas tout mais il y a un assassin dehors, et tu voudrais que je le laisse continuer à tuer en toute impunité ?

  • Tu dis que tu vas y réfléchir mais à parement ta décision est déjà prise.

  • Essaies de comprendre.

  • Comprendre quoi ? Que tu préfères courir après des criminels plutôt que de t'occuper de ta famille ?

  • Tu es injuste, je vous ai toujours fait passer avant tout toi et Lily et ce ne serait que pour cette fois !

  • Tu sais quoi ? Vas y, fais comme tu veux !

Il ne lui laissa pas le temps de répliquer, il attrapa sa veste dans l'entrée et se dirigea vers la porte.

  • Où est ce que tu vas ? Demanda Kate inquiète de sa réaction.

  • J'ai un cours à préparer.

  • Attends ! Rick !

Mais trop tard, la porte d'entrée avait déjà claquée.

Kate maudit intérieurement Victoria Gates et le maire. Si seulement ils avaient pu l'oublier elle serait tendrement enlacée dans les bras de son mari à l'heure qu'il est au lieu de se retrouver seule devant une porte close à culpabiliser.

Elle ne pouvait pas en vouloir à Rick, sa réaction était prévisible et naturelle. Après tout ce qu'ils avaient traversés pendant et après l'affaire Locksat, il n'aspirait qu'à une vie tranquille et paisible loin du 12ème district. Une vie qu'ils vivaient maintenant depuis près de 2 ans, dans l'un des quartiers les plus riche et les plus prisé de Hoboken à la périphérie de New York avec leur fille, leur petit miracle à eux que même la cruauté de Mason Wood et de Caleb Brown n'avait pas réussi à leur enlever.

Oui, ils étaient heureux et l'annonce qu'elle avait prévu de lui faire ce soir pour son anniversaire allait renforcer leur bonheur. Dieu en est témoin, elle n'avait aucune envie de mettre sa vie si parfaite en péril mais avait elle le droit de laisser un criminel en liberté, un assassin sans au moins essayer de l'arrêter ?

 


jogeo1  (05.01.2018 à 10:39)

Attention chapitre avec une scène [-18]. Bonne lecture.

 

CHAPITRE 4 :

 

Après le départ de Rick, Kate avait eu beau essayer elle n'avait pas réussi à s'ôter leur dispute de la tête. Elle s'était alors plongée dans son travail en vain et au bout de deux heures de recherches infructueuses elle éteignit son ordinateur. Pas la peine d'insister, elle n'arriverait à rien aujourd'hui. Ayant une bonne quantité de tension nerveuse à évacuer, elle enfila une tenue de sport et se décida à aller courir. D'ordinaire elle parvenait à faire le vide et à fixer son attention sur sa respiration et le martèlement de ses pieds contre le bitume, mais ce jour là elle en fut incapable. Elle était déchirée entre son devoir de flic et son devoir d'épouse et de mère et n'arrivait pas à prendre de décision. Elle aurait voulu en reparler avec Rick une fois que celui-ci serait calmé mais il avait ignoré tous ses appels. Elle attendrait donc qu'il rentre mais cette attente lui pesait et elle en avait perdu l'appétit. Elle se demandait même si il ne fallait pas mieux annuler leur réservation pour ce soir, ni l'un ni l'autre n'étant plus vraiment d'humeur romantique.

Vers quatre heure elle alla récupérer Lily à l'école. Elle l'emmena se dépenser au parc avant de rentrer à la maison. Les rires de Lily alors que Kate la poussait sur sa balançoire lui remirent du baume au cœur et l'aidèrent finalement à prendre sa décision.

Elles étaient ensuite rentrée à la maison où Kate avait préparé le goûter de sa fille.

Lily était désormais en train de paresser sur le canapé, devant un dessin animé pendant que Kate prenait une longue douche. Sous le jet d'eau brûlant elle ferma les yeux et son esprit vagabonda, et la ramena 5 ans en arrière, dans le bureau du médecin qui s'était occupé de Rick après la fusillade.

  • « La balle a touché l'artère sub claviaire, il y a eu très forte hémorragie interne et arrêt cardiaque. Votre époux a souffert d'anoxie, c'est un manque d'oxygène dans le cerveau et c'est cette anoxie qui a causé son coma.

  • Mais il est réveillé maintenant, il va aller mieux n'est ce pas ?

  • Le cerveau est très mystérieux. Bien que votre époux semble avoir la capacité de se remettre, on ne peut pas dire jusqu'à quel point ni combien de temps cela peu prendre... Madame Castle, vous devez comprendre que cette anoxie a causé beaucoup de dégâts.

  • Quels dégâts ? Déglutit péniblement Kate.

  • Mme Castle, Richard ne peut plus parler, il ne peut pas bouger, l'appareil moteur ne fonctionne plus très bien, sa mémoire peut être profondément affectée.

  • Mon dieu !

  • Nous en saurons plus dans un mois ou deux mais ce sera un long et difficile rétablissement. Certainement qu'un jour tout reviendra à la normale mais nous n'en avons aucune garantie. Il peut aussi ne plus jamais retrouver la parole ou la coordination des membres, jamais. »

Un frisson la parcouru de la tête aux pieds, elle se pelotonna sur le carrelage et laissa l'eau la transpercer comme une myriade d'aiguilles brûlantes. Peut être ainsi la glace qui charriait ses veines finirait elle par se dissoudre.

Ce fut la sonnerie du téléphone qui la tira de sa torpeur. Elle essuya une larme qui avait roulée sur sa joue du revers de la main, ferma les robinets et s'enveloppa dans un drap de bain avant de se précipiter dans sa chambre pour répondre. Elle espérait tellement que ce soit Rick qu'elle ne laissa même pas son interlocuteur se présenter

  • Rick ?

  • Comme c'est mignon, vous êtes mariés depuis quoi ? 7 ans, vous avez un gosse et tu attends encore ses appels avec impatience comme une collégienne.

  • Salut Lanie ! Soupira Kate

  • Un problème ? ça n'a pas l'air d'aller. Demanda aussitôt Lanie au son de la voix de son amie.

  • C'est rien, c'est juste qu'on s'est disputé ce matin.

  • Qu'est ce qu'il a encore fait ?

  • Ce n'était pas de sa faute cette fois mais de la mienne.

  • Ne fais pas cette tête là !

  • Comment tu peux savoir la tête que je fais d'abord ?

  • Parce que tu es ma meilleure amie et que je te connais par cœur. A chaque fois que tu te dispute avec ton bel écrivain, on dirai que c'est la fin du monde. Tu veux en parler ?

  • Non pas vraiment.

  • Allez ! De toute façon je suis sûr qu'il t'a déjà pardonné et si ce n'est pas le cas, il le fera quand il verra la robe T que tu as prévu de porter ce soir.

  • La robe T ?

  • Et bien oui, T comme tentatrice !

Lanie l'avait persuadée d'acheter cette robe, la robe T lors d'une virée shopping entre copines. Il lui fallait cependant reconnaître que c'était un modèle époustouflant. C'était une simple robe à bretelles, au décolleté profond, taillée dans une étoffe soyeuse d'un bordeaux intense qui lui allait à merveille.

  • Je ne suis même plus sûr qu'on sorte ce soir, alors !

  • Mets la robe !

  • Pourquoi tu appelais au fait ? Demanda alors Kate pour changer de sujet.

  • C'était pas important laisse tomber. Allez je te laisse te pomponner pour ton homme, je t'appellerais demain pour savoir si ma robe à fait son effet.

  • Lanie !

  • Bonne soirée. Fit cette dernière d'un ton enjoué avant de raccrocher.

Kate décrocha la robe « T » de son cintre et la contempla. Vraiment adorable. Lorsqu'elle la passa et en remonta la fermeture éclair, le tissus léger comme l'air, au contact très agréable, tomba à merveille sur les contours de son corps. Le bas de la robe était découpé de façon irrégulière, et à certains endroits le tissus lui découvrait largement les genoux accentuant la longueur de ses jambes.

Elle compléta sa tenue avec une pair de sandale à talons et à lanières. Elle se contempla dans le miroir et sembla satisfaite du résultat. Puis elle fouilla dans ses tiroirs jusqu'à trouver le châle de soie noire frangé qu'elle avait rapporté d'Italie deux ans plus tôt. Ils s'étaient offert ce voyage comme une seconde lune de miel à la fin de la convalescence de Rick. En le posant sur ses épaules de la façon adéquate, il lui couvrait élégamment le dos et la poitrine. Ses seuls bijoux étaient un pendentif en diamant monté sur une chaîne en platine et une pair de clou d'oreilles assortis.

Quand elle redescendit au rez de chaussé Lily était absorbé par son dessin animé préféré, la reine des neiges qu'elle regardait en boucle depuis que ses parents lui avaient acheté le DVD. Kate plia son châle sur le dos d'une chaise et alla la rejoindre au salon alors qu'on entendait la fameuse chanson « Libéré »

  • Alors minouchette, comment tu me trouves ?

  • Ouah maman ! T'es trop belle ! Presque aussi belle qu'Elsa.

  • Presque ?

  • Ben oui ! Elle c'est une princesse !

  • Où avais-je la tête. Allez file te préparer pour aller chez Alexis, papa va bientôt arriver.

  • Mais c'est pas encore fini ! Objecta l'enfant.

  • Tu n'as cas le mettre dans ton sac, tu finiras de le regarder là bas. Allez file.

Lily obéi sans faire d'histoire, et se précipita dans les escaliers en fredonnant le générique du film.

  • Et ne court pas dans les escaliers !

Kate retirait le DVD du lecteur quand le bruit de la clé dans la serrure retentit. Elle éteignit la lumière et alla à la rencontre de Rick dans le hall.

  • Salut !

  • Salut !

Rick fixait Kate du regard, dans l'attente de reproches qui ne vinrent pas.

  • Qu'est ce que tu regardes comme ça ? Finit elle par demander.

  • Toi.

  • Et ?

  • Tu es magnifique !

  • Merci. Je ne savais pas si tu aurais encore envie de sortir ce soir.

  • Écoutes Kate, pour ce matin, j'ai mal réagi, je n'aurai pas dû partir comme ça, je te demande pardon.

Il lui tendit un bouquet de fleur en même temps qu'il s'excusait. Soulagée, Kate le serra dans ses bras, chuchotant à son oreille.

  • C'est moi qui suis désolée.

Il l'enlaça à son tour et elle pressa sa tête sur sa poitrine.

  • J'appellerais Gates demain matin pour lui dire qu'elle ne compte pas sur moi.

Il la serra un peu plus fort contre lui.

  • Tu en es sûre ?

  • Certaine ! C'est la bonne décision.

Elle s'écarta de lui, les yeux rougis.

  • Toi et Lily êtes plus importants que n'importe quel travail.

  • Alors pourquoi est ce que tu pleurs ? Fit il en essuyant du pouce une larme qui menaçait de couler.

  • C'est juste l'émotion. Je n'aime pas quand on se dispute. Je suis un peu trop sensible ces derniers temps, c'est tout. C'est certainement à cause de ma...

Un vacarme assourdissant provenant du haut de l'escalier l’interrompit juste à temps. Comme un seul homme, Rick et Kate levèrent les yeux et aperçurent leur fille en haut de l'escalier traînant derrière elle un sac plus gros qu'elle.

  • Mais qu'est ce que tu fabriques ? Demanda Kate à la petite.

  • Rien, j'ai fais mon sac.

  • Mais enfin qu'est ce que tu as mis là dedans ? Demanda son père à son tour.

  • Ben c'est mes affaires !

  • Tu ne pars que pour une nuit, tu n'es pas obligée d'emmener ta chambre tu sais. Répondit Rick

La fillette fit mine de réfléchir puis d'un seul coup s'écria :

  • Mince, j'ai oublié quelque chose.

Elle repartit en courant dans sa chambre.

  • Je crois que je ferai mieux d'aller voir, qui sait ce qu'elle va encore inventer. Fit Kate amusée à son mari.

Il se pencha vers elle et l'embrassa sur le front.

  • D'accord. Je vais me changer. Je n'en ai pas pour longtemps.

Ils montèrent l'escalier ensemble puis se séparèrent sur le palier de l'étage. Alors que Rick tourna à gauche vers sa chambre pour aller prendre une douche rapide et se préparer pour sa soirée en tête à tête avec sa femme, Kate se saisit du sac que Lily avait laissé sur le sol et tourna à droite vers la chambre de sa fille.

 

Après de longues et difficiles négociations, Kate avait réussi à convaincre Lily de laisser quelques affaires sur place. Elle laissa dans son sac un pyjama, une tenue de rechange pour le lendemain, sa peluche Olaf sans laquelle elle n'arrivait pas à s'endormir, un livre pour que sa sœur lui lise une histoire et un ou deux jeux pour qu'elle puisse s'amuser. Tout le reste retrouva sa place sur les étagères et dans l'armoire.

Ils prirent la route une demie heure plus tard vers New York où Alexis vivait toujours. Après le drame qui avait touché sa famille, elle avait laissé tombé définitivement ses activités au sein du cabinet de détective privé de son père qui avait été repris d'une main de maître par Hayley, qui le faisait prospérer, et avait reprit ses études de droit. Elle avait récemment obtenue son diplôme et avait décroché un stage rémunéré au bureau du procureur. Certes le salaire était minable mais elle espérait que son stage débouche sur une embauche. Elle voulait se battre pour obtenir justice pour les victimes, comme sa belle mère l'avait fait avant elle. Contrairement à Kate qui avait enquêté sur les crimes, elle voulait poursuivre les criminels pour que plus jamais des hommes comme Mason Wood ne revoit la lumière du jour.

Pendant les trois années difficiles durant lesquelles son père s'était battu pour retrouver la santé, elle avait été là à chaque instant le soutenant ainsi que Kate dans cette difficile épreuve. Elle s'était occupée de Lily comme un mère et un lien indéfectible s'était tissé entre les deux jeunes Castle.

Lily était donc toute excitée en arrivant à l'appartement de sa grande sœur et ses parents eurent du mal à canaliser son énergie. Ils lui firent promettre d'être bien sage et d'écouter tous ce qu'Alexis lui dirait puis souhaitant bonne chance à son aînée, Rick l'embrassa et prit sa femme par la taille et la guida vers la sortie.

 

La soirée au restaurant s'était passée à merveille. Ils avaient dîné en terrasse, dégusté du homard tout en admirant les lumières de la ville. Ces deux New-yorkais pure souche ne se lassaient jamais de ce spectacle. Si ils s'étaient retirer en banlieue deux ans plus tôt afin de commencer une nouvelle vie loin de New York et de ses crimes, loin du drame qu'ils avaient vécu, ils aimaient revenir de temps en temps se ressourcer dans la grande ville et voir leurs amis. Ils y avaient pleins de merveilleux souvenir même si Rick en avait oublié une partie. Sa mémoire lui jouait encore des tours, mais Kate et tous les gens qu'il aimait étaient là pour l'aider à combler les blancs.

Kate était désormais dans sa chambre, contemplant leur jardin par la baie vitrée. Elle était perdue dans ses pensées quand Rick apparut sur le seuil de la porte deux flûtes de champagne à la main. Alors qu'elle lui tournait le dos, il se dirigea vers elle puis lui butina le coup de baiser. Détendue, elle se laissa aller contre lui.

  • On est bien ici, c'est si tranquille.

  • C'est vrai.

Il lui tendit sa coupe de champagne et elle plissa les yeux.

  • essaierais tu de me soûler ?

  • Absolument. C'est mon anniversaire tu dois te plier au moindre de mes désirs.

  • Vraiment !

Elle éclata d'un rire joyeux, souleva son verre, le porta à sa bouche et trempa à peine les lèvres dedans avant de le poser sur la commode.

  • Je n'ai pas besoin d'être soûle pour t'offrir une nuit que tu n'oublieras pas de sitôt.

Le désir de Rick se réveilla brusquement et il posa son verre à côté de celui de Kate.

  • Dans ce cas moi non plus.

Il l'attira près de lui, l'observa un instant, s'émerveillant du spectacle qu'elle lui offrait, les courbes de son visage, sa bouche sensuelle.

  • Je t'aime Kate.

Elle passa les bras autour de son cou et lui sourit.

  • Je t'aime aussi.

Elle posa la main sur sa joue et l'embrassa, longtemps, avec passion. Les mains de Rick glissèrent le long de son dos puis sans que leur lèvres ne se quittent, il la serra d'avantage contre lui.

Avec le plus grand empressement, ils se mirent à se déshabiller l'un l'autre. Rick attrapa la fermeture éclair dans le dos de Kate. L'ouvrir lui fut aussi difficile que de cesser de l'embrasser assez longtemps pour se concentrer sur ce qu'il faisait. De son côté Kate tentait de lui ôter sa chemise. Il s'écarta pour pouvoir la faire glisser par dessus sa tête. Quand il la prit de nouveau dans ses bras, elle sentit sa peau brûlante contre la sienne. N'étant toujours pas venu à bout de cette fichu fermeture éclair, il essaya de se reconcentrer sur sa tâche, mais Kate ne lui facilitait pas le travail. Elle s'était mise à l'embrasser dans le cou et lui caressait le dos.

  • Tu y tiens beaucoup à cette robe ? Le truc, là... il est coincé.

  • Le truc ?

  • La fermeture éclair

  • Je la déteste cette robe, lâcha t-elle.

Rick sourit car elle semblait aussi impatiente que lui. Certes, cette robe seyait à merveille à Kate, mais si il le fallait il la réduirait en lambeau. La fermeture céda enfin et coulissa...jusqu'au bas de ses reins. Il laissa courir ses doigts le long de l'ouverture jusqu'à atteindre un minuscule bout de dentelle noire. Kate passa les bretelles de sa robe par dessus ses épaules et la laissa glisser à terre. Ils terminèrent de se déshabiller et se laissèrent tomber ensemble sur le lit. Rick l'entoura de ses bras, la fit rouler sur le dos puis referma sa bouche sur son sein. Kate saisit alors sa tête à deux mains pour qu'il continue. Cela n'avait rien de nouveau pour elle mais à chaque fois c'était follement excitant. Elle aimait les caresses de Rick, le plaisir insensé qu'il éveillait en elle. Elle se pressa contre lui, oubliant tout sauf ses baisers qui l'enflammaient. Puis elle l'obligea à relever la tête et ravit sa bouche.

  • Viens.

Elle l'attira un peu plus à elle, pour sentir sa peau, ses muscles contre elle.

  • Viens en moi, répéta-t-elle.

  • Nous ne sommes pas pressés.

Il redescendit vers ses seins si ferme.

  • J'ai besoin de te goûter, murmura-t-il.

Et c'est ce qu'il fit, somptueusement. Il se régalait avec tendresse, finesse, légèreté.

Elle se mit à trembler tandis qu'il explorait son ventre, lui caressait les cuisses. Elle se cambra. Quand il plongea paresseusement la langue dans sa chaleur, elle poussa un cri.

  • Encore...

Affamé à présent, il la dévorait. Et il continua encore et encore jusqu'à ce qu'elle parvienne au faîte du plaisir.

Puis il remonta le long de son corps et glissa en elle.

  • Encore insista-t-elle, nouant les jambes autour de sa taille pour l'attirer plus profondément en elle.

Elle croisa son regard et vit l'étincelle dans ses yeux, l'envie qu'il avait d'elle. Elle se mit à bouger sous lui.

Il serra les poings, sa respiration s'accéléra tandis qu'il plongeait de plus en plus vite, de plus en plus fort. Il avait l'impression que son cœur allait exploser. Mais elle soutenait l'allure, se jetant contre lui avec une énergie démentielle. Ses ongles se plantaient dans son dos, ses épaules, ses hanches. Délicieuses petites griffures.

Il la sentit jouir. Il cueillait ses cris et ses gémissements, poursuivant leur chevauchée passionnée jusqu'à l'explosion.

Le corps de Kate se tendit vers la limite extrême du plaisir. Cette fois, il la rejoignit et la jouissance les étreignit au même instant, sublime, immense et majestueuse.

Il s'effondra sur elle, pris de vertige.

  • On devrait faire ça plus souvent, articula t elle à bout de souffle au bout d'un moment.

  • Donne moi une minute et...

Elle parvint à rire.

Soudain il se redressa.

  • Pourquoi tu ris ? Je suis très sérieux.

Elle se redressa à son tour et vint déposer un tendre baiser sur ses lèvres.

  • Ne bouge pas, je vais te chercher ton cadeau.

Il la retint par le bras alors qu'elle s'apprêtait à se lever.

  • Tu es la seule chose dont j'ai besoin.

  • Celui là est spécial.

Elle l'embrassa une dernière fois puis se leva, pour rejoindre la salle de bain. Quand elle réapparut quelques minutes plus tard, elle portait un négligé de soie bleue. Elle s'assit au bord du lit.

  • Joyeux anniversaire, mon amour, dit elle en lui tendant une enveloppe décorée de stickers brillants en forme de cœur.

Rick remarqua qu'elle trépignait. Il s'en amusa et décacheta l'enveloppe. Il en sortit une photo. Il n'en croyait pas ses yeux.

  • C'est ce que je pense ? Fit il sous le choc, comprenant enfin l'hypersensibilité de sa femme ces derniers temps.

  • Oui, tu es content ? Demanda Kate qui n'arrivait pas à déchiffrer son expression.

Surprise, déception ou grande joie ?

  • si je suis heureux ? Demanda t-il abasourdi.

  • Je sais que c'était pas prévu mais...

Il s'approcha de Kate et la serra très fort dans ses bras.

  • Je suis l'homme le plus heureux du monde.

  • C'est vrai ? Fit elle soulagée.

  • Chérie, c'est le plus beau cadeau qui soit. Jamais je ne pourrais rivaliser avec ça.

  • Si ça peut te consoler, tu as quand même pas mal participé.

Ils s'embrassèrent avec une passion renouvelée et, sans lâcher Kate, Rick posa sur le coin de la table de chevet l'échographie du nouveau membre de la famille.

 


jogeo1  (12.01.2018 à 19:57)

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kazmaone, Avant-hier à 23:31

Les enfants, sérieux, le suspense me tue pour le vote du thème de Terminator ! Votez POSITIF please, que je puisse enfin dormir ! Merci

kazmaone, Avant-hier à 23:32

Et pour ceux qui savent pas comment faire, il faut aller dans"Préférences" sous votre pseudo . voilà voilà, merci à toutes et à tous !

choup37, Hier à 00:38

Déjà voté kaz!

ptitebones, Hier à 16:37

Bonjour! Un nouveau sondage a été mis en ligne sur le quartier UnReal. La photo du mois est également en vote. N'hésitez pas à passer! Merci !

choup37, Hier à 23:43

Une nouvelle bannière est en cours de vote pour Merlin! Elle a des couleurs inhabituelles, mais est magnifique, alors on a besoin de votre soutien

HypnoBlabla

Supersympa, Hier à 22:22

Salut Daisy. Ca va ?

Daisy2860, Hier à 22:22

Oui et toi ?^^

Supersympa, Hier à 22:23

Très bien merci.

Daisy2860, Hier à 22:24

Je suis rentrée du boulot a 19 h et j'ai commencé a 8 h ce matin

Daisy2860, Hier à 22:24

j'ai la tête qui allait explosé tellement que j'avais mal au crâne

Viens chatter !