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Une promesse

Écrit par Mimi12


Il fallait célébrer l’événement. Rick le lui avait promis le jour où il avait scellé un dernier baiser sur son front avec toute la tendresse d’un fils pour sa mère. Mais maintenant, il ne savait pas s’il en aurait la force. 

Dans la chaleur réconfortante du chalet, debout face à la petite fenêtre, le visage presque collé à la vitre, il regardait au dehors les jeux des enfants, qui s’éclaboussaient de neige, tombaient et se relevaient, riant aux éclats, leurs petits visages rosis par le froid et la joie que leur procuraient leurs jeux. Habituellement, il aurait été au dehors, avec eux, avec Kate et Jim, à leur lancer des boules de neige, ou à se prendre pour un yéti, les poursuivant en hurlant telle une bête féroce avant de les bousculer dans la neige, et de les couvrir de chatouilles. Aujourd’hui, il n’en avait pas vraiment le cœur. C’était une idée de Kate, de rejoindre le chalet de son père après Noël, pour être loin du loft et de New-York en ce jour tristement anniversaire. Et elle avait eu raison d’organiser cette petite escapade destinée à changer les idées de toute la famille. Il faisait froid, mais la neige était tombée en abondance, et les sous-bois autour du chalet étaient un ravissement sous cette blancheur étincelante. Les enfants, pleins d’innocence, profitaient pleinement de chaque instant depuis qu’ils étaient arrivés, en début d’après-midi, et s’en donnaient à cœur joie. 

Alors que la vitre se couvrait de buée sous son souffle court, et que résonnaient dans sa tête les rires et les cris des petits, Rick se perdait dans ses pensées, le cœur lourd de chagrin. Il avait fallu qu’elle meure un 26 décembre. Il avait fallu que la maladie l’emporte le lendemain de Noël, une fête qu’il chérissait tant, comme un ultime pied de nez, comme si elle avait voulu l’enquiquiner jusqu’à son dernier souffle. Ce dernier souffle, qu’il avait recueilli au creux de la paume de sa main, un an plus tôt, comme un ultime adieu. Quand il y songeait, quand son esprit s’évertuait à ressasser ce douloureux moment, il sentait la plaie encore ouverte, la douleur de la blessure qui lui avait tiraillé le ventre pendant des jours, l’empêchant de dormir, de sourire, de manger même, de vivre simplement. Cela avait duré longtemps, trop longtemps, des semaines peut-être. Et aujourd’hui, c’était comme s’il revivait à nouveau cette sombre période. La tristesse des enfants, leur incompréhension, les mots qu’il avait fallu trouver pour leur expliquer. Les larmes de Kate, ces larmes qu’il ne supportait pas de voir couler sur les joues de sa femme. Et Alexis. Ses pleurs, son chagrin qui amplifiaient alors le sien. Martha avait été plus que sa grand-mère. Elle était une confidente, une partenaire de jeux, un modèle, une source inépuisable de conseils, comme une mère sans doute. Alexis n’était pas prête. Et lui non plus. Pas aussi brutalement. Quelques mois avaient suffi à mettre fin à la vie de cette femme si pétillante, si joyeuse, si gourmande de tous les plaisirs. Kate avait vu la fin venir plus tôt que lui, quand, jour après jour, ils se relayaient au chevet de Martha. Lui n’avait pas voulu voir. Jusqu’au bout, il avait cru qu’elle gagnerait ce combat, et que, par une dernière pirouette, elle guérirait. Mais il n’y avait pas eu de miracle de Noël, et elle s’en était allée. Elle lui avait confié ses dernières volontés, lui avait ordonné de ne pas pleurer. Il avait blagué. Il s’était forcé à blaguer, le cœur plein de larmes. Elle avait souri. Elle aurait ri si elle en avait eu la force. Et il l’avait écoutée, il avait promis de respecter ses volontés, aussi fantaisistes soient-elles. Kate avait promis, elle-aussi, de lui tirer les oreilles s’il ne tenait pas parole. Les funérailles avaient été mémorables, plus colorées qu’un jour de carnaval. On avait chanté, on avait fait bonne figure, on avait bien mangé et bien bu. On s’était raconté de joyeux souvenirs, de doux moments. 

Ce soir, Kate était là, dehors, allongée dans la neige, les jumeaux vautrés sur elle, tentant de recouvrir ses cheveux de neige de leurs petites mains gantées. Elle riait, ses lèvres bien rouges, comme son nez et ses joues. Elle avait été son roc. Elle avait essuyé ses larmes, étreint ses épaules qui ployaient sous le poids du chagrin, elle avait bercé ses nuits de doux mots. Elle l’avait aimé, encore, toujours. Elle avait rendu le sourire aux enfants. Elle avait tiré Alexis de sa torpeur. Peut-être parce qu’elle avait vécu cela, elle-aussi, même si les circonstances étaient si différentes, et que rien n’était comparable. Kate lui avait laissé le temps de se noyer dans la peine, de se morfondre, de regretter le temps passé, l’entourant simplement de sa présence, de son amour. Et puis, elle l’avait aidé à remonter la pente, à enfouir son chagrin dans un coin de son cœur, pour vivre à nouveau, pleinement, intensément, comme il l’avait toujours fait, comme Martha l’avait toujours fait. Leur famille était revenue à la vie, parce que la vie était là virevoltante autour d’eux, les attirant dans son tourbillon de joie, d’événements, d’activités. Lily, Jake et Reece les comblaient de bonheur. Alexis, petit à petit, était redevenue la jeune femme pétillante que Martha avait contribué à façonner par ses conseils, sa joie de vivre, ses fantaisies. Le travail et les enquêtes leur apportaient leur source de piment, d’adrénaline. Alors ensemble, mois après mois, ils avaient retrouvé leur vie heureuse. Sans Martha. Sans leur mère et grand-mère, qui leur manquait à chaque instant. Ils vivaient avec l’absence, mais aussi le bonheur d’avoir connu la femme extraordinaire qu’elle était. 

Aujourd’hui, même s’il avait promis, et même si Kate lui tirerait les oreilles s’il ne tenait pas parole, il n’avait pas la force. Le chagrin avait quitté le petit coin de son cœur pour exploser dans tout son être. Il était infiniment triste, après ce premier Noël passé sans elle. Hier, il avait réussi à profiter pleinement des festivités. Les enfants étaient si joyeux, pleins d’entrain, les yeux pétillant en ouvrant leurs cadeaux. Kate avait été si belle, douce, comme toujours. Il avait ri, il avait fait le pitre. Ils avaient passé un joyeux Noël. Vraiment. 

Le bruit de la porte et le courant d’air froid s’engouffrant dans le chalet, le ramenèrent à la réalité. Il tourna la tête vers Kate qui retirait son manteau couvert de neige, et secouait ses longs cheveux pour en chasser les petits flocons tout blancs. Cette image le fit sourire, malgré lui. Elle avait l’air d’une petite fille, et cela l’attendrissait. 

- Tu as passé un sale quart d’heure avec nos canailles on dirait, constata-t-il, s’efforçant d’adopter un ton jovial. 
- Oui ! Les garçons sont costauds à eux deux ! s’exclama joyeusement Kate. Et Lily, une vraie roublarde pour m’attaquer par derrière ! 
- Digne fille de son père, sourit fièrement Rick. 
- Hum … Quant à mon père, n’en parlons même pas. Il n’était que d’un pâle soutien. 

Il sourit à nouveau, séduit par ses paroles joyeuses et son entrain, la regardant accrocher son manteau contre le mur, puis retirer ses bottes fourrées. 

- Tu aurais dû venir avec nous, lui fit-elle, passant ses doigts dans ses cheveux pour enlever la poussière de neige qui virevolta autour d’elle. Va donc rejoindre les enfants. Ils seront contents. 
- Il fait presque nuit. J’irai plutôt demain matin. 
- Ok. 

Kate sentit sa peine, et s’approcha pour l’enlacer par la taille. Sans un mot, elle vînt frotter doucement son nez tout froid contre le sien, et effleurer ses lèvres d’un baiser. Il était triste depuis ce matin. C’était normal. Elle se souvenait de ces douloureux anniversaires, après l’assassinat de sa mère. Pendant des années, ce jour-anniversaire, elle ne quittait pas son lit, ressassant son chagrin. Mais avec le temps, elle vivait les choses autrement. Auprès de Rick, elle avait appris à profiter, à vivre pleinement, et le doux souvenir de sa maman l’emportait sur la tristesse, même le jour-anniversaire de sa mort. Elle voulait, aujourd’hui plus que tout autre jour, apporter à son mari ce réconfort dont il avait besoin, mais aussi faire qu’il respectât les volontés de Martha. Car c’était ainsi qu’il ferait taire sa tristesse. Alors, elle embrassa ses lèvres, avec tendresse, puis reculant légèrement pour le regarder, caressa sa joue du bout des doigts. 

- Tu es toute glacée, lui fit-il, avec un petit sourire. 
- Et toi tu es tout triste. 

Il acquiesça d’un regard terne. 

- Rick Castle ! fit-elle mine de s’indigner gentiment. Tu n’as pas le droit d’être triste. Tu as promis. 
- Je sais bien, balbutia-t-il. Mais … 
- Chut, murmura Kate, posant un doigt sur ses lèvres pour l’empêcher de se plaindre. Mon cœur …, je sais qu’aujourd’hui, tu revis encore et encore ces derniers instants, et que ça fait mal. J’ai mal aussi. 
- Je sais, Kate. Et je sais que j’ai de la chance aussi d’avoir pu profiter d’elle toute une vie durant, d’avoir pu lui dire tout ce que j’avais à lui dire, mais aujourd’hui … 
- Elle te manque. Elle nous manque à tous. Hier, elle nous aurait forcés à la suivre dans la rue pour écouter sa chorale de Noël. 
- Oui, sourit-il, se remémorant ces bons moments, contre lesquels il pestait à l’époque. Et elle aurait préparé son infâme vin chaud. 
- Il n’était pas si infâme ! 
- Son ami Peter a vomi le premier jour où il en a bu ! Ça veut tout dire ! 
- Parce qu’il en avait bu trois bouteilles ! Pas à cause du mauvais goût du vin chaud ! s’exclama Kate, en riant. 

Rick joignit son rire au sien, et ils se serrèrent l’un contre l’autre, en tournoyant et se câlinant, contents de ces joyeux souvenirs. 

- Imagine qu’elle puisse te voir à cet instant, où qu’elle soit, reprit Kate, plongeant ses yeux dans le bleu des siens. Elle doit bouillir de rage de te voir triste et de ne pas pouvoir venir te tirer les oreilles elle-même. 

Il sourit, imaginant parfaitement la scène. 

- Elle n’avait pas de regrets, Rick, continua-t-elle, si ce n’est celui de ne pas pouvoir profiter plus longtemps de ses petits-enfants. Elle était heureuse de la vie qu’elle avait eue. Fière de son fils unique, de toi, du bonheur que tu lui avais apporté. 
- C’est vrai. 
- Tu lui as promis de célébrer sa mort joyeusement tous les ans, lui rappela-t-elle à nouveau. 
- Célébrer sa mort : un mortiversaire … c’est nul ! bougonna-t-il. 

Elle le regarda d’un air perplexe. 

- Un mortiversaire, ça veut dire que …, commença-t-il à expliquer fier de son néologisme. 
- Merci, Castle ! J’ai compris … Tu dois tenir parole, tu as juré et même craché ! 
- C’était pour l’amuser. La mort, c’est triste, c’est la fin. Elle n’est plus là, comment je pourrais célébrer sa mort ? 
- Parce que pour elle c’était la fin d’une belle vie, et que, comme elle nous l’a dit, quelques jours avant de partir, il faut savoir tirer sa révérescence. 
- Et elle l’a fait de la plus belle des manières. Mourir le lendemain de Noël, franchement. Comment veux-tu que l’on célèbre ça ? 
- Comme elle célébrait la vie simplement …, répondit-elle, avec son air d’avoir une idée derrière la tête. 
____________________________________________ 

Assis sur les gros coussins, tout près de la cheminée, et face au vieux téléviseur, Lily, Reece et Jake finissaient de dévorer leur repas, de bon appétit. Pendant que Kate les avait douchés et réchauffés après leurs jeux en plein air, Rick et Jim avaient préparé de quoi célébrer le jour anniversaire de Martha. D’abord un repas improvisé et gourmand qui plairait à tous, simplement : des cheeseburgers, des pommes de terre dorées au four, et pour finir, des marshmallows grillés dans le feu de cheminée. Celui-ci crépitait doucement, amenant chaleur et douceur, et créant un cocon réconfortant. Dans le canapé, derrière les enfants, Rick et Kate étaient blottis sous un plaid, leur flûte de Champagne à la main, auprès de Jim qui s’était contenté d’un verre de jus de pomme. Parce que pour Martha, chaque occasion était bonne pour boire un verre de bon vin et festoyer, Kate avait apporté de New-York une bouteille de Champagne. Les bulles pétillant dans leurs verres au gré de la lueur des flammes dans la cheminée leur rappelaient tous ces moments où ils avaient trinqué avec Martha : les anniversaires, les fêtes, les naissances, les remises de diplômes et de prix, les bonnes critiques dans la presse aussi, les enquêtes compliquées enfin résolues. Et pour célébrer comme il se doit la talentueuse actrice qu’était Martha, tous étaient maintenant captivés par les épisodes de Temptation Lane que Kate avait récupérés et pensé à emporter. Martha n’avait joué que quelques semaines dans la série, et les enfants ne comprenaient pas l’histoire, mais s’émerveillaient dès que leur grand-mère apparaissait à l’écran. Reece et Jake, du haut de leurs quatre ans, avaient du mal à réaliser que Martha n’était pas vraiment là, et bondissaient à chaque fois qu’ils la voyaient pour aller tapoter l’écran. Lily, en grande sœur patiente, tentait vainement de leur expliquer que Martha ne pouvait pas leur répondre. Mais ils étaient heureux, et Rick en profitait pour raconter quelques souvenirs aux enfants, car cela faisait partie des promesses faites à sa mère. Entretenir son souvenir dans le cœur et la mémoire des petits. 

- Cette série ne vaut pas grand-chose, mais il n’y a pas à dire, Martha crevait l’écran, constata Jim, avec un sourire songeur. Je ne l’ai jamais vue autrement qu’au théâtre. 
- C’est vrai, répondit Rick. Elle avait le don de capter la lumière sur elle, et son exubérance, son enthousiasme faisaient le reste. 

Kate savourait l’instant, comme Martha l’aurait voulu. Sa petite famille, bien au chaud, à se réjouir, profiter les uns des autres, se souvenir joyeusement. Elle avait vu le chagrin de Rick s’atténuer ces dernières heures, et lui qui ne voulait pas fêter le mortiversaire de sa mère, prenait maintenant plaisir à le faire. 

- Et même si elle disait ne pas avoir de regrets, je crois qu’elle regrettait quand même de ne pas avoir été reconnue comme elle le méritait, ajouta-t-il. Fut une époque où elle aurait aimé recevoir plus de prix. 
- Comme tout artiste, répondit Kate. Mais je crois qu’elle prenait tellement plaisir à jouer la comédie, que peu importaient finalement les récompenses. Les ressentis du public valaient plus à ses yeux. 
- Oui … Oh ! Les enfants ! s’écria soudain Castle, fermez vos petits yeux ! Grand-mère va faire un bisou à un monsieur ! 
- Laisse-les regarder, s’amusa Kate, alors que Rick se penchait pour de chaque main cacher les yeux de Jake et Reece. C’est très chaste comme baiser ! 
- Dois-je te rappeler que la série s’appelle « Temptation Lane » ? s’indigna-t-il en faisant la moue. Ça veut tout dire ! 
- C’est juste un bisou, Papa, lui fit remarquer Lily, amusée par les grimaces de son père. 
- Lily, ferme tes yeux, toi aussi, ma chérie … Ne regarde pas ! Ah ! C’est dégoûtant ! s’exclama Castle, fermant ses propres yeux pour pas voir le baiser de sa mère. 

Tout le monde rit de bon cœur, face à l’attitude enfantine de Rick. 

- On aurait dû regarder L’incroyable Hulk, bougonna Castle, au moins, pas de bisou baveux ! 
- Bien-sûr pour que les enfants fassent des cauchemars toute la nuit ! s’indigna Kate. 
- Et pas que les enfants, ajouta Jim, adoptant un air terrifié. 
- En plus, ta mère y apparaît à peine. 
- En parlant de nuit, je crois que je vais aller me coucher, si cela ne vous dérange pas. Il se fait tard pour le vieil homme que je suis. 
- Bien-sûr, Papa, répondit Kate, alors que le générique de fin de l’épisode retentissait, et que les enfants applaudissaient à tout rompre. 
- Au moins, ils ont hérité du sens du spectacle de leur grand-mère, s’amusa Jim. 
- On peut dire ça … Allez, au dodo aussi, les enfants ! lança Kate. Il est encore plus tard pour vous que pour Grand-Père. 
- Mais on n’est pas vieux nous, bougonna Lily, avec son petit air de chien battu. 
- Justement, si vous voulez vivre très vieux, il faut dormir beaucoup, leur fit remarquer Castle. 
- Grand-mère disait qu’il ne fallait pas dormir, sauf quand on était morts, leur rappela Lily, avec malice. 
- Certes … mais pour grand-mère ça voulait surtout dire qu’il fallait profiter de la vie, lui rappela Rick, content que sa fille se souvienne des bons mots de sa grand-mère. 
- Allez, je vous emmène vous brosser les dents ! lança Jim pour couper court à la négociation. Lily tu ouvres le chemin ? 
- Oui ! 
- Jake et Reece, hop, chacun dans un bras ! s’exclama-t-il en attrapant ses petits-fils sous les regards amusés de leurs parents. 

La petite troupe s’éloigna bruyamment vers le couloir en direction de la salle de bain. 

- Merci, Kate …, sourit Castle, tendrement enchanté. C’était le meilleur mortiversaire de tous les temps. Tu avais tout prémédité. 
- Je savais qu’il faudrait t’aider à tenir parole. Mais je savais aussi que tu y arriverais. Tu sais pourquoi ? Parce que tu as hérité de Martha la joie de vivre, le positivisme, et la fantaisie aussi. Je la retrouve en toi. Et elle serait fière de toi, aujourd’hui. 
- De nous tous. 
- Oui. Et tu sais quoi ? J’ai une petite idée pour finir cette célébration en beauté. 
- Quoi ? 
- Tout à l’heure, quand les enfants et mon vieux papa seront couchés, si on jouait … au jeu préféré de Martha ? Tu sais, celui où … 
- Où même quand on perd, on est gagnant, termina Castle, un sourire ravi sur les lèvres. 
- Celui-là même, approuva Kate, de son petit air mutin. 
- Mais tu crois que c’est décent un strip-poker pour un mortiversaire ? demanda-t-il avec une petite moue, faisant mine d’hésiter. 
- Je crois que Martha aurait adoré l’idée, sourit Kate. 
- Je crois, oui, confirma-t-il, ravi. 
- Viens, allons coucher nos petits Castle, lui fit-elle, en posant sa coupe de Champagne sur la table basse. 
- Et ensuite, affute tes stratégies de bluff ma chérie, parce que je suis très en forme ! la menaça-t-il joyeusement. 

Elle rit, l’entraînant à sa suite dans le couloir, heureuse d’avoir pu respecter la promesse faite à Martha, et de parvenir à guérir petit à petit le chagrin de son mari. Chaque année désormais, elle aurait à cœur de célébrer comme il se doit la mère de Rick, la grand-mère de ses enfants, et la femme qu’elle avait aimée et admirée. 

Ecrit par CastleBeck 
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